Une prophétie messianique oubliée : la condamnation du Juste

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L’article d’aujourd’hui a pour but de vous faire découvrir une prophétie messianique peu connue, mais ô combien importante. Celle-ci  était connue des chrétiens de l’Antiquité mais a ensuite été oubliée. Elle se trouve dans un livre intitulé Le livre de la Sagesse , qu’on appelle parfois aussi La Sagesse de Salomon. Ce livre a été écrit à  la fin de l’époque hellénistique, quelques temps donc, avant la venue terrestre de Jésus. Lisons maintenant  cette prophétie :

« Traquons le Juste : Il nous gêne, s’oppose à nos actions, nous reproche nos manquements à la Loi et nous accuse d’être infidèles à notre éducation.  Il déclare posséder la connaissance de Dieu et il se nomme enfant du Seigneur.  Il est devenu un reproche vivant pour nos pensées et sa seule vue nous est à charge. Car sa vie ne ressemble pas à celle des autres et sa conduite est étrange. Il nous considère comme une chose frelatée et Il s’écarte de nos voies comme de souillures. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies et vérifions comment il finira.  Si le juste est Fils de Dieu, alors celui-ci viendra à son secours et l’arrachera aux mains de ses adversaires.  Mettons-le à l’épreuve par l’outrage et la torture pour juger de sa sérénité et apprécier son endurance.  Condamnons-le à une mort honteuse, puisque, selon ses dires, une intervention divine aura lieu en sa faveur. » Sagesse 2 : 12-20

Il est évident qu’ici, l’auteur inspiré décrit les souffrances de Jésus.  Mais regardons encore un peu plus en détail ces différents versets, en les comparants avec les passages des Evangiles

a)

« Il déclare posséder la connaissance de Dieu et il se nomme enfant du Seigneur. » Sagesse 2 : 13

« Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Jean 8 : 19

b)

« Il se vante d’avoir Dieu pour père » Sagesse 2 : 16

« A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu ». Jean 5 : 18

c)

« Si Le juste est Fils de Dieu, alors celui-ci viendra à son secours et l’arrachera aux mains de ses adversaires » Sagesse 2 : 18

« Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête,   en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!  Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:   Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.  Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu. » Matthieu 27

d)

« Condamnons-le à une mort honteuse, puisque, selon ses dires, une intervention divine aura lieu en sa faveur. » Sagesse 2 :20

Enfin ce passage fait bien évidemment référence à la crucifixion qui était la mort la plus honteuse.

 « Et ayant paru comme un simple homme,  il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Philippiens 2 :8

Le Livre de la Sagesse a souvent fait partie des Bibles chrétiennes durant l’Antiquité et sa lecture nous confirme sans aucun doute qu’il est bien inspiré par le Saint-Esprit. Pourtant certains ont voulu le retirer pour se conformer aux décisions des rabbins qui luttaient contre le christianisme. C’est évidemment une erreur et en tant que chrétiens nous aurions tort de nous laisser influencer par le pharisianisme.

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4 réflexions sur “Une prophétie messianique oubliée : la condamnation du Juste

  1. je cite en référence littéraire: C.H.Mackintosh, « Notes sur le livre du Lévitique », page102.
    « – La leçon que l’apôtre tire, en Hébreux 13, du fait que Christ  » a souffert hors de la porte », est profondément pratique. « Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobe » (verset 13). Si les souffrances de Christ nous ont assuré une entrée au ciel, l’endroit où Il a souffert exprime notre réjection de la terre. Sa mort nous a procuré une cité en haut; le lieu où Il est mort nous prive d’une cité ici-bas. « Il a souffertt hors de la porte », et cela mit de côté Jérusalem. Il n’y a plus maintenant de lieu consacré sur la terre. Christ a pris sa place, comme victime, hors des limites de la religion de ce monde -et de tout ce qui lui appartient. Le monde L’a haï et rejeté. C’est pour cela qu’il est dit « sortons ». C’est la devise concernant tout ce que les hommes établissent ici-bas sous forme de « camp ». S’ils érigent une « sainte cité », vous devez rechercher un Christ rejeté « hors de la porte ». S’ils forment un camp religieux de quelque nom qu’on puisse l’appeler, vous devez en « sortir », afin de trouver un Christ rejeté.
    Lorsque les hommes forment un « camp » lorsqu’ils se ralient autour d’une bannière ayant pour armoiries quelque dogme vrai et important ou quelque exellente institution, lorsqu’ils peuvent en appeler à un credo orthodoxe, à un corps de doctrines clair et bien argumenté, ou encore à un rituel splendide, il faut beaucoup d’énergie et de décision spirituelles pour discerner la force réelle et la vraie application de ces mots: « Sortons », et pour s’y conformer. Il est parfaitement cetain que l’athmosphère d’un camp (quels qu’en soient le fondement ou la bannière) est contraire avec la communion d’un Christ rejeté; or aucun prétendu avantage religieux ne contrebalançera jamais la perte de cette communion.
    C’est la tendance de nos coeurs de tomber dans des formes froides et stéréotypées. Il en a toujours été ainsi dans l’Eglise professante. Ces formes peuvent avoir été vraiment puissantes à l’origine. Elles peuvent avoir résulté d’interventions positives de l’Esprit de Dieu. Le danger est de stéréotyper la forme, quand l’Esprit et la force ont disparu. C’est, en principe, établir un camp. Le système juif pouvait se vanter d’une origine divine. Un Juif pouvait montrer avec orgueil le temple, avec ses ornements et ses ustensiles, son imposanr système de culte, sa sacrificature, ses sacrifices et prouver que tout avait été ordonné par le Dieu d’Israël. Quel est le système de l’Antiquité, du Moyen-Age ou des Temps Modernes, qui puissent mettre en avant de si hautes prétentions?
    Et cependant, l’ordre était d’en « SORTIR. »

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