Un génocide oublié

« Génocide 1915 – Communiqué de presse de l’Institut Assyro-chaldéen-syriaque (24/04/2012)

POUR UNE RECONNAISSANCE DU GENOCIDE ARMENIEN DANS SA GLOBALITE

Pour le 97° anniversaire du génocide arménien, au nom des Assyro-chaldéen-syriaques de France, l’Institut Assyro-chaldéen-syriaque (I.A.C.S) appelle à la reconnaissance du génocide de 1915 dans sa globalité et la pénalisation de sa négation.

Communément appelé « Génocide arménien », il a causé la mort de plus de 500.000 Assyro-chaldéen-syriaques, soit 75% de ce peuple, en plus des Arméniens et des Grecs pontiques.

A l’heure des présidentielles, où le débat sur la pénalisation de la négation du Génocide arménien a provoqué une polémique mouvementée en France, la question du génocide contre les Assyro-chaldéen-syriaques a été une nouvelle fois ignorée et passée sous silence.GENOCIDE ARMENIEN : PLUS DE 500.000 ASSYRO-CHALDEEN-SYRIAQUES MASSACRES
À l’aide des populations kurdes, le gouvernement des Jeunes Turcs sous l’Empire ottoman avait planifié un génocide en 1915 contre Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens, les Grecs pontiques et les Yézidis. Ils furent assassinés en masse. Allant d’Adana, jusque dans la région de Van, en passant par la région de Mardin et du Hakkari, entre 500.000 à 750.000 Assyro-chaldéen-syriaques civils, en majorité des femmes, enfants et des vieillards ont péri, soit 75% de la population assyro-chaldéenne-syriaque de l’Empire ottoman. A l’échelle d’un peuple, c’est une extermination. A titre d’indicatif, sur les centaines de villages assyro-chaldéen-syriaques présent dans la région du Hakkari, seul 10 villages ont survécu au génocide. Il fut suivi de persécutions de toutes sortes : exil, soumission, tentative de reconversion religieuse ou d’assimilation, expropriation, enlèvements, meurtre, etc.

A ce Génocide s’ajoute une longue liste de massacres et persécutions commis contre les Assyro-chaldéen-syriaques. L’histoire malheureusement se répète. Après l’épuration ethnique des populations autochtones en Turquie, ce fut au tour des Assyro-chaldéensyriaques d’Irak d’être persécutés, et aujourd’hui la même menace pèse sur ceux de Syrie.

UN GENOCIDE PASSE SOUS SILENCE LORS DU DEBAT SUR LA PENALISATION DE LA NEGATION DU GENOCIDE ARMENIEN
Les citoyens français d’origine assyro-chaldéenne-syriaque ont été totalement ignorés dans la reconnaissance du génocide de 1915 par la France, Cet épisode est connu mais occulté dans les bancs des facultés françaises et dans le récent débat public et politique sur le génocide appelé « arménien », alors qu’il est reconnue par les historiens spécialistes de ce fait et qu’il existe des preuves écrites rappelant cette réalité.

Une extermination qui n’est jamais cité dans les cours d’Histoire de la Sorbonne, plus généralement dans les cours d’Histoire dans les universités françaises, alors qu’on évoque sans relâche le sort des arménien durant cet épisode traumatisant. Pas une seule phrase, un seul mot, qui cite l’extermination du peuple Assyro-Chaldéen-Syriaque au cours de ce Génocide. 500.000 à 750.000 morts, est-ce un nombre insignifiant ? Ce chiffre représente des vies perdues, des familles brisés et un peuple meurtri. Ajouter à cela, les souffrances psychologiques et morales des descendants : entre la non reconnaissance à l’école et le sentiment que notre histoire, notre culture et notre dignité ont été détruits. Peut-on recenser les souffrances psychologiques sur les générations à venir ?

La reconnaissance du génocide est donc indispensable et nécessaire.
Elle permettra non seulement aux ancêtres de reposer en paix mais surtout de guérir ces souffrances psychologiques qui pèsent sur les descendants vivant en France, des souffrances qui les empêchent de vivre pleinement leur identité française. La reconnaissance du génocide et la pénalisation de sa négation permettra aussi au gouvernement français de protéger l’Histoire et sa neutralité face à la propagande financée par l’état turc, tout comme l’a déjà fait la Suède. En effet, le premier Etat à avoir reconnu le génocide dans sa totalité, a été la Suède. Contre l’avis du gouvernement, le parlement suédois a reconnu le 11 mars 2010 le Génocide Arménien, Assyro-Chaldéen-Syriaque et Grec pontique.

Créée en 2004, l’Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque (I.A.C.S.) a pour objectif d’informer sur la situation des Assyro-chaldéen-syriaques du Moyen-Orient, en particulier en Irak, Turquie et Syrie. Elle est également la correspondante de la chaîne de télévision assyro-chaldéennesyriaque SUROYO TV. L’I.A.C.S est membre de la « Fédération des Sourayés de France », organisation regroupant les associations Assyro-chaldéenne-syriaques de France qui représente près de 25.000 assyro-chaldéen-syriaques. L’I.A.C.S était à l’origine de la manifestation en soutien aux Chrétiens d’Irak organisée le 14 novembre 2010 où près de 5.000 personnes avaient répondu présent sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro à Paris.

I.A.C.S
Contact presse : Sémiramis 06.69.04.14.15″

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