Une prophétie messianique cachée

« Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes!   Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire?  Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » Luc 24 : 25-27

Il y a quelques temps, j’avais eu l’occasion de présenter une prophétie messianique peu connue. Aujourd’hui dans ce très court article, j’aimerai vous en présenter une autre.

 La prophétie de Balaam

Elle se trouve dans la prophétie que Balaam prononce au sujet d’Israël (Nombres 24). Regardons le texte :

« L’eau coule de ses seaux, Et sa semence est fécondée par d’abondantes eaux. Son roi s’élève au-dessus d’Agag, Et son royaume devient puissant. » Nombres 24 : 7

Un éclairage grec

Vous ne voyez rien ? Soit.  Examinons maintenant le même verset, dans la version des Septante :

« Un homme sortira de sa descendance, et il sera le seigneur de nations nombreuses, et son royaume sera exalté plus que Gôg, et son royaume augmentera. » Nombres 24 : 7 (LXX)

C’est tout de suite plus clair, non ?

Pour les curieux qui n’auraient pas encore entendu parler de la Septante, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à quelques articles du blog :

 Amos 9 ou la conversion des nations

Les auteurs du Nouveau Testament et la Septante

Les versions anciennes de la Bible

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10 réflexions sur “Une prophétie messianique cachée

  1. L’apôtre nous dit que : « L’homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2:14). Voilà qui est concluant. Il parle de l’homme dans son état naturel, quelque cultivé qu’il puisse être. Il ne parle pas d’une certaine classe d’hommes, mais simplement de l’homme inconverti, de l’homme ne possédant pas l’Esprit de Dieu, de l’homme naturel, que ce soit un savant philosophe ou un pauvre ignorant. « Il ne peut connaître les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ».
    il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’Église de Dieu, un moment où il fût plus urgent d’insister auprès de la conscience humaine sur la nécessité d’une obéissance implicite à la parole de Dieu. Hélas ! elle ne se fait que peu sentir. La plupart des chrétiens professant semblent croire qu’ils ont le droit de penser par eux-mêmes ; de suivre leur propre raison, leur propre jugement ou leur conscience. Ils ne croient pas que la Bible soit un livre-indicateur, divin et universel. Ils pensent que, dans beaucoup de choses, il nous est permis de choisir nous-mêmes. De là les innombrables partis, sectes, confessions et écoles théologiques. Si l’on accorde l’autorité aux opinions humaines, alors il va sans dire qu’un homme a autant de droit qu’un autre à penser ce qu’il veut ; et c’est ainsi que l’église professante est devenue un proverbe et un synonyme de division.

    Quel est le souverain remède pour ce mal si largement répandu ? C’est une soumission absolue et complète à l’autorité de l’Écriture Sainte. Ce n’est pas l’homme allant à l’Écriture, afin de voir ses opinions et ses idées confirmées ; c’est l’homme allant à l’Écriture pour y trouver les pensées de Dieu sur toutes choses, et inclinant tout son être moral devant l’autorité divine. Tel est le besoin pressant de l’époque actuelle. Il y aura sans doute des divergences dans nos appréciations ou nos explications des Écritures ; mais ce sur quoi nous insistons tout particulièrement auprès de tous les chrétiens, c’est l’attitude du cœur, exprimée dans ces précieuses paroles du Psalmiste : « J’ai caché ta Parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi » (Ps. 119:11). Nous pouvons être sûrs que cela est agréable à Dieu, car il dit : « C’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole » (Ésaïe 6)
    _________________________

    Jésus proposa cette parabole à la foule :
    « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.

    Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ’Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ’C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent :’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ’Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.’ ___________________________________

    « La face du Seigneur est contre ceux qui font le mal » (chap. 3:12). Il n’y a pas un mot d’exterminer. Pourquoi cela ? Parce que le Seigneur n’agit pas maintenant sur le principe de retrancher le méchant de la terre ; il agissait ainsi sous la loi, et il le fera dans son royaume plus tard ; mais maintenant il agit en grâce et en longue patience. Sa face est aussi décidément contre tous ceux qui font le mal, qu’elle l’a été ou le sera, mais non pas maintenant pour retrancher de la terre leur mémoire. L’exemple le plus frappant de cette merveilleuse grâce, de cette clémence, est démontré dans ce fait que les hommes même qui, de leurs mains méchantes, ont crucifié son Fils unique et bien-aimé, au lieu d’être retranchés de la terre, ont été les premiers à entendre le message de pardon plein et gratuit par le sang de la croix.

    Il y a une urgence à continuer à entretenir la semence du royaume de Dieu. Car c’est elle qui triomphera à la fin.

    «Aux vainqueurs» est le leitmotiv des lettres aux églises dans l’Apocalypse.

    Nous devons continuer à avancer dans la vision du royaume afin que les fruits deviennent de plus en plus évidents dans le champ du monde. C’est un signe annonciateur de son retour. Que voulons –nous : plus de blé ou plus d’ivraie? Cela dépend de ce qui est planté!

    Mais comprendre que Dieu n’enlève pas le mal du milieu de nous demeure toujours un mystère douloureux. En tout cas le texte est clair, en montrant d’où il vient.

    Nous sommes dans sa patience, afin que les bonnes graines aient le temps de pousser et qu’elles ne soient pas détruites.

    C’est pour cela que souvent les intercesseurs sont conduits à demander du temps. Encore faut-il le racheter en avançant dans les œuvres que Dieu a préparé d’avance.

    Sinon le temps qui passe, sert à qui et à quoi… ?

    Amos 9/13 nous dit que les cycles des saisons seront bousculés quand viendront les temps de la fin. Nous sommes dans ces temps d’accélération pour que la bonne semence pousse hors de la logique. Cette bonne semence du royaume commence dans nos cœurs. Mais ce sont également des vies qui sont données dans le champ du monde. Ainsi le royaume de Dieu doit devenir de plus en plus visible dans les temps de la fin. Si la semence pousse, les œuvres préparées d’avance doivent se voir, comme une lumière sur une lampe…

    En face l’ennemi a bien compris que la course est engagée. Son empire s’étend, ses agents sont en place.

    Mais cela ne doit pas nous conduire à un repli frileux et craintif en attendant des jours meilleurs. Au contraire, c’est le temps d’être lumière quand les ténèbres augmentent

    Même une faible bougie devient une source d’espérance incroyable dans la nuit.

    ___________________________________________________________________

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  2. Si on part du principe que le seigneur de nations nombreuses c’est Jésus, à combien plus forte raison l’empire de Gog ne peut être que l’empire de Satan.

    Car par sa mort et sa résurrection, le Seigneur « l’a vaincu » le Satan et  » il lui enlève toutes ses armes, auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles » (Luc 11:22).

    Merci camarade pour cette prophétie, qui me donne plus de foi en Jésus.

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      • De rien. Par contre il faudrait vérifier ce passage dans la peshitta, manuscrit de la mer morte pour voir si cette prophétie est authentique. Si c’est le cas je ne comprendrais pas pourquoi le texte massorétique est si différent de celui de la septante car il faut avouer que le texte actuel offre un sens peu claire.

        « L’eau coule de ses seaux, Et sa semence est fécondée par d’abondantes eaux. Son roi s’élève au-dessus d’Agag, Et son royaume devient puissant.  » Nombres 24 : 7

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  3. Où peut-on lire la septante en français ? Je connais un site mais le livre des nombres n’est pas traduit. Peut-on acheter une bible septante ?

    Merci.

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  4. Merci beaucoup.

    Je pense que la septante est peut être plus proche de l’original hébreu que le texte MT !

    J’ai une question au passage, pourquoi lorsque l’original hébreu a été recopié par les massorètes, ils n’ont pas conservé le texte original ?

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    • Bonjour Luc,

      La question est plus complexe. Des fois ce sont les traducteurs de la Septante qui ont pu modifier le texte, des fois ce sont les massorètes. C’est pour ça qu’il est bien de comparer les différentes versions.

      Les hommes de l’Antiquité n’avaient pas la même conception que nous de l’Ecriture et du rapport écrit/oral.

      A l’occasion je posterai des articles plus détaillés sur ce sujet.

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  5. Pingback: Qu’est-il écrit dans la loi? | Philochristos

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