Le mariage à la lumière des Ecritures

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Le premier constat que nous devons faire, c’est que l’Ecriture ne fixe aucune règle précise concernant une éventuelle cérémonie de mariage. Pour comprendre la pensée divine, outre le verset fondateur de Genèse déjà cité, nous ne pourrons donc nous appuyer que sur des exemples historiques. Voyons ce que nous pouvons en tirer.

Mariage unique et mariage par étapes

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le grand danger de l’anachronisme. Celui-ci consiste à appliquer des mentalités et des concepts de notre époque sur des réalités d’autrefois. Cette mise en garde est particulièrement vraie concernant le sujet du mariage.

En effet dans les pays occidentaux, le mariage apparaît comme un acte unique. Le mariage se fait en une seule fois : les personnes passent directement du statut de « non-mariées » à « mariées ». Cette vision du mariage est héritée de la Rome, mais bien qu’elle nous paraisse évidente, elle est en réalité minoritaire dans l’Antiquité. La plupart des autres sociétés (germaniques, africaines, sémitiques et donc celles des patriarches et d’Israël) connaissent au contraire le mariage par étapes.

Concrètement entre l’état de célibataire et la cohabitation commune, le couple passe par différentes étapes (échange de promesses, dons, etc.) qui varient en fonction des sociétés.

Dans nos Bibles, la première étape est souvent assimilée aux « fiançailles » mais cette traduction est problématique, car justement cette étape n’équivaut pas à ce que nous nous appelons des fiançailles. Aujourd’hui, nous faisons une distinction très nette entre « mariage » et « fiançailles » et la rupture des fiançailles n’est pas assimilée à un divorce.

Dans la Bible en revanche la « fiancée » est déjà considérée comme une femme mariée. Dans la loi de Moise, coucher avec une femme fiancée équivaut à commettre un adultère et dans le Nouveau Testament, Marie et Joseph sont déjà qualifiés de « mari » et « femme » alors qu’ils ne vivent pas ensemble.

Une question décalée

Du coup la question des relations sexuelles se pose différemment : la question n’est plus de savoir si les relations sont autorisées avant le mariage mais plutôt à partir de quelle étape ? Différents éléments de la littérature rabbinique invitent à penser que dès les « fiançailles » (qui sont donc en fait la première étape du mariage), ces relations étaient possibles. Dans la Bible, nous avons  l’exemple de Samson. Celui-ci a déjà des rapports avec sa femme, alors que celle-ci habite encore chez son père (ce qui montre qu’ils sont donc encore au stade des « fiançailles »). De manière un peu plus voilée, le couple du Cantique des cantiques, nous fournit le même exemple.

Les rapports entre relations sexuelles et mariage 

Ce constat amène directement une autre question : quel rapport entre les relations sexuelles et le mariage ? Cette question peut se décliner sous deux angles : la consommation du mariage est-elle nécessaire à sa validité ? Les relations sexuelles suffisent-elles à établir le mariage ?

Pour la deuxième question nous pouvons constater que dans la Bible l’acte de création se réalise toujours par la parole. C’est la parole, l’engagement mutuel des deux personnes concernées qui crée le mariage.

Le lien du mariage

Pour la première question, nous avons déjà vu que le droit romain était très clair : le consentement suffit à établir le mariage. La consommation du mariage est « optionnelle ». Dans l’Eglise, cette question a fait débat. Les Pères latins, qui sont issus de la culture romaine (Ambroise de Milan par exemple) reprendront cette opinion. D’autres théologiens comme Hincmar de Reims, feront cependant de la consommation du mariage une condition de sa validité. Cependant cette solution ne s’imposera pas dans l’Eglise occidentale. Outre le poids de la tradition romaine, un argument de taille était le mariage de la Vierge. En effet depuis le  deuxième concile de Constantinople (553), Marie était officiellement reconnue comme « Toujours Vierge ». Le mariage entre Marie et Joseph n’a donc jamais été consommé. Faire de la consommation du mariage une nécessité,  amenait donc à conclure que le mariage de Marie et Joseph n’était pas un vrai mariage.

Une telle opinion est cependant mise en difficulté par le verset de Genèse 2 : 24 qui parle « d’une seule chair ». Sans l’écarter totalement, reconnaissons qu’elle pose problème.

 « L’agent du mariage »

Une question enfin se pose concernant « l’agent » du mariage. Qui unit les époux ? Le prêtre/pasteur ? Le maire ? Les conjoints eux-mêmes ? La réponse varie en fonction des Eglises. Il semble pourtant que Jésus soit clair :

« Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint ».

C’est donc Dieu lui-même qui unit les deux conjoints. Il n’est pas seulement un observateur passif qui servirait simplement de témoin, mais il est bien « l’agent du mariage ».

Que pouvons-nous conclure de toutes ces observations ?

Même si les Ecritures ne définissent pas précisément une doctrine du mariage, je pense qu’il est néanmoins possible, en rassemblant les différents indices qui nous sont laissés, de comprendre ce qu’est pour Dieu, le mariage.

Il s’agit de l’union entre un homme et une femme. Cette union résulte de la volonté libre des deux conjoints. Elle est scellée par Dieu et ne peut donc pas être annulée par un homme. Le mariage commence avec l’engagement mutuel de fidélité et aboutit naturellement à la consommation.

A venir

Dans le prochain article, nous poursuivrons la réflexion en nous intéressant au(x) but(s)

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30 réflexions sur “Le mariage à la lumière des Ecritures

  1. Bonjour
    Complètement d’accord avec ce que tu dis…..ce qui compte c’est quoi?
    Un homme et une femme veulent vivre ensemble ils se déclarent mutuellement, une sorte de contrat intime, ensuite ça impact directement sur la validation de Dieu, car Dieu à instauré l’union entre un homme et une femme, (voir genèse) donc on peut dire en ce sens que Dieu à valider cette union des 2 personnes sans que forcément les 2 personnes sachent que Dieu les valides, à ce moment là pas besoin de passer par un pasteur ou autres, seul choses à notre époque, la mairie pour officialisé l’acte pour les paperasses, mais ça que dans les pays dit « développer » quoi que quand on vois ses pays, je suis pas sur qu’ils soient si bien développer 🙂
    Donc par exemple, si moi je me met avec une femme, tous les 2 nous savons « en principe » que c’est pour toujours dans notre cœur, si un des 2 découchent, il commet l’adultère sans pour autant être passer devant quelqu’un pour valider « ce mariage » aux yeux des hommes

    Le souci c’est que tout à dévier avec les années et le mot « fidélité » se perd, on a trop tendance à penser qu’il faut, soit essayer la chaussure avant d’acheter ou soit prendre à la légère l’union de 2 personnes
    Quand Adam et Eve se sont retrouvé ensemble sauf erreur de ma part il n’y a pas eu de banquets, de fête etc…..et je ne parle pas des anniversaires de mariages, non c’était naturellement un homme décide de vivre avec une femme, ils deviennent mari et femme et voilà c’est super simple.

    Des fois je me dis que l’instauration du mariage « humain » est pour canaliser les gens sinon il y aurait encore plus d’adultère, les gens on besoin de voir et de voir un maire ou un pasteur les marier ça les fait flipper et plus respecter ce qu’ils font.
    Maintenant ces même personne sans personne de « visuel » pour considéré leurs union eh bien ça deviens la fête au village 🙂
    D’ailleurs c’est Moïse qui instaura le divorce pas Dieu, car ça devenait déjà impossible à l’époque….

    enfin voilà je sais pas si je suis bien clair dans mon commentaire désolé 🙂

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  2. Bonjour Balatum,
    Ne t’inquiètes pas tu as été très clair 😀 . Concernant le divorce, cela rejoint effectivement ce que je disais dans l’article sur l’histoire du mariage : c’est la première intervention humaine qui remet en cause la loi divine.

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  3. Dans l’émission TV du dimanche matin Judaica,l’invitée et le présentateur se basaient sur la bible et sur les autres écrits (non canonisés) (Mistva, Talmud, etc) et disaient bien que d’une région à l’autre, (d’une tribu d’Israël à l’autre) il y avait des différences, entre les façons de se marier. Tous ne faisaient pas la même chose … tous se basaient sur des coutumes et non sur une loi écrite de l’AT.

    Il est bien ton article, mais il soulève la très grande question : que faire de nos jours ? Et comme tu enseignes, qu’enseigner aux ‘jeunes’ ?
    Car le père avait choisi un mari riche pour que sa fille ait de la nourriture en suffisance. Moise d’ailleurs, fera une loi pour ceci.
    Actuellement, le contrat de mariage est aussi là en cas de conflit, pour la protection des époux et particulièrement des enfants. (et des épouses, d’ailleurs cela va trop loin, actuellement, les époux divorcés ont trop peu de droits)

    Faire un contrat de mariage me semble important … bien qu’il ne servira certainement que pour … le divorce. Le mariage depuis toujours et actuellement est un contrat financier.
    Il me semble que le mariage commence avec l’accord du père et du mari.
    Exemple, lorsque le père de Rachel dit oui, le mariage est. Bien que lorsque le père donne Rachel (c’est à dire Léa) à Jacob, et surtout, lorsque Jacob ‘connait’ Léa (qu’il prend pour Rachel) (il devait faire très nuit … ou ? ) le mariage est ‘consumé’ alors que la dote n’est pas encore commencée de payer.

    Il serait logique, avec nos yeux d’aujourd’hui, de commencer par payer la dot et lorsque tout est payé, donner sa fille en mariage …

    La parole (tenir parole) avait alors une très grande importance. Bien que pour sa fille, la parole de Jacob … (voir plus bas)
    Dina en est le parfait exemple.
    Bien qu’autre chose est révélé par cet exemple, l’importance de se marier ‘entre alliés’

    Dina, la fille que Léa avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays.Elle fut aperçue de Sichem, fils de Hamor, prince du pays. Il l’enleva, coucha avec elle, et la déshonora.Son coeur s’attacha à Dina, fille de Jacob ; il aima la jeune fille, et sut parler à son coeur.

    Donc, il s’est écoulé du temps …

    Et Sichem dit à Hamor, son père : Donne-moi cette jeune fille pour femme. Jacob apprit qu’il avait déshonoré Dina, sa fille ; et, comme ses fils étaient aux champs avec son troupeau, Jacob garda le silence jusqu’à leur retour. Hamor, père de Sichem, se rendit auprès de Jacob pour lui parler. Et les fils de Jacob revenaient des champs, lorsqu’ils apprirent la chose ; ces hommes furent irrités et se mirent dans une grande colère, parce que Sichem avait commis une infamie en Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui n’aurait pas dû se faire. Hamor leur adressa ainsi la parole : Le coeur de Sichem, mon fils, s’est attaché à votre fille ; donnez-la-lui pour femme, je vous prie. Alliez-vous avec nous ; vous nous donnerez vos filles, et vous prendrez pour vous les nôtres.Vous habiterez avec nous, et le pays sera à votre disposition ; restez, pour y trafiquer et y acquérir des propriétés.Sichem dit au père et aux frères de Dina : Que je trouve grâce à vos yeux, et je donnerai ce que vous me direz. Exigez de moi une forte dot et beaucoup de présents, et je donnerai ce que vous me direz ; mais accordez-moi pour femme la jeune fille.Les fils de Jacob répondirent et parlèrent avec ruse à Sichem et à Hamor, son père, parce que Sichem avait déshonoré Dina, leur soeur. Ils leur dirent : C’est une chose que nous ne pouvons pas faire, que de donner notre soeur à un homme incirconcis ; car ce serait un opprobre pour nous.

    Et … la virginité a de l’importance à ces époques … celle de la fille mais aussi celle du garçon …….

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    • Bonjour Sandra,

      C’est pour cela qu’il me semble important de distinguer ce que Dieu a prévu et ce que l’homme en a fait.

      Effectivement au cours de l’histoire, et même très tôt (comme en témoignent les exemples que tu proposes), le mariage est devenu un contrat financier. On pourrait même dire (avec quelques nuances) que le « mariage d’amour » est une invention contemporaine. Mais je pense qu’on est là dans une dénaturation complète de la pensée divine.

      Je ne dis pas qu’il ne faut pas de contrat. Nous sommes dans une société majoritairement non-chrétienne et l’Etat doit intervenir pour réguler les comportements et éviter les abus. Simplement je pense qu’en tant que chrétien, ce contrat n’a aucune valeur et qu’il doit être distingué du mariage.

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  6. Bonsoir David,

    Je découvre ce soir ton blog et suis très intéressée par ta réflexion.

    Le mariage est avant toute chose une Alliance de Sang – qui ne prend tout son sens QU’EN RAPPORT avec le Mariage de  » Christ de l’Église  » dont il est le reflet.

    Je pense que ces sites t’ intéresseront :
    1. Jusqu’à ce que la mort sépare…
    2. Deux en Un

    Il y en a d’autres…

    L’Alliance est et restera le  » Trésor de Dieu  » selon Psaume 25, 14
    Le TRÉSOR (secret, intimité, amitié, pensée profonde… selon le mot hébreu qui a une dizaine de significations) de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, pour leur faire connaître Son Alliance.

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    • Merci pour les liens. Je ne sais pas si tu en as eu l’occasion, mais je te conseille la lecture de ce passage :

      « J ’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le grand danger de l’anachronisme. Celui-ci consiste à appliquer des mentalités et des concepts de notre époque sur des réalités d’autrefois. Cette mise en garde est particulièrement vraie concernant le sujet du mariage.

      En effet dans les pays occidentaux, le mariage apparaît comme un acte unique. Le mariage se fait en une seule fois : les personnes passent directement du statut de « non-mariées » à « mariées ». Cette vision du mariage est héritée de la Rome, mais bien qu’elle nous paraisse évidente, elle est en réalité minoritaire dans l’Antiquité. La plupart des autres sociétés (germaniques, africaines, sémitiques et donc celles des patriarches et d’Israël) connaissent au contraire le mariage par étapes.

      Concrètement entre l’état de célibataire et la cohabitation commune, le couple passe par différentes étapes (échange de promesses, dons, etc.) qui varient en fonction des sociétés.

      Dans nos Bibles, la première étape est souvent assimilée aux « fiançailles », mais cette traduction est problématique, car justement cette étape n’équivaut pas à ce que nous nous appelons des fiançailles. Aujourd’hui, nous faisons une distinction très nette entre « mariage » et « fiançailles » et la rupture des fiançailles n’est pas assimilée à un divorce.

      Dans la Bible en revanche la « fiancée » est déjà considérée comme une femme mariée. Dans la loi de Moise, coucher avec une femme fiancée équivaut à commettre un adultère et dans le Nouveau Testament, Marie et Joseph sont déjà qualifiés de « mari » et « femme » alors qu’ils ne vivent pas ensemble. »

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      • Bonjour David, je reconnais avoir contribuer très vite sur ton blog, sans avoir lu tous tes articles !

        Je crois que le mariage est un Acte Unique dans la Pensée Révélée de Dieu ou Saintes Ecritures. C’est un Acte unique et Spirituel que Seul Dieu accomplit à l’ouïe des Vœux de Mariage (Serment et Promesse) des deux futurs conjoints.

        La tradition hébraïque – ou biblique, reconnait l’Alliance de mariage en deux temps précis : les fiançailles et les épousailles, mais comme tu le fais remarquer, les fiançailles sont  » engagement d’Alliance de Sang  » et les épousailles , consommation du Mariage avec la cohabitation des conjoints.

        Les Saintes Ecritures donnent par écrit la Pensée de Dieu et le Saint-Esprit en donne la révélation, car il ne faut pas appliquer la Lettre sans l’Esprit, car la Lettre tue. Dans le cadre de la compréhension du mariage, trop souvent on s’est arrêter à la Lettre.

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      • Je ne crois pas que chercher à voir la Pensée de Dieu soit anachronique : la Pensée de Dieu est universelle et éternelle, car Dieu en change pas.
        Les hommes interprètent cette Pensée selon leur époque et cela ne sera jamais un point de référence pour La connaitre : seules les Saintes Ecritures La révèlent.

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        • Tout à fait.

          Mais entre la Bible et nos conclusions, il y a notre interprétation. Et cette interprétation dépend de notre mentalité.

          Tu dis :  » Les hommes interprètent cette Pensée selon leur époque et cela ne sera jamais un point de référence pour La connaitre »

          Entièrement d’accord, mais toi aussi tu interprètes cette pensée en fonction de ton époque.

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  7. Je rajoute : le mariage et la sexualité sont deux « choses » différentes que l’on confond trop souvent.

    1. Le mariage n’exige PAS l’acte sexuel ou relation conjugale pour être valide : l’exemple marquant est celui de Joseph et Marie. Ce sont les paroles – serment et promesse – qui seules ont le pouvoir de créer une Alliance.

    2. La sexualité est permise par Dieu dans le cadre EXCLUSIF du mariage et n’est pas un besoin vital (lié à la vie) ; l’acte sexuel n’ a pas le pouvoir de créer une Alliance de Mariage, notre parole le fait car nous sommes faits à l’Image de Dieu qui a créé le monde PAR SA PAROLE.

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    • Tout à fait, cela rejoint l’article :

      « Pour la première question, nous avons déjà vu que le droit romain était très clair : le consentement suffit à établir le mariage. La consommation du mariage est « optionnelle ». Dans l’Eglise, cette question a fait débat. Les Pères latins, qui sont issus de la culture romaine (Ambroise de Milan par exemple) reprendront cette opinion. D’autres théologiens comme Hincmar de Reims, feront cependant de la consommation du mariage une condition de sa validité. Cependant cette solution ne s’imposera pas dans l’Eglise occidentale. Outre le poids de la tradition romaine, un argument de taille était le mariage de la Vierge. En effet depuis le deuxième concile de Constantinople (553), Marie était officiellement reconnue comme « Toujours Vierge ». Le mariage entre Marie et Joseph n’a donc jamais été consommé. Faire de la consommation du mariage une nécessité, amenait donc à conclure que le mariage de Marie et Joseph n’était pas un vrai mariage. »

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  8. Le  » UNE SEULE CHAIR  » ou  » UN SEUL ÊTRE  » de Genèse ne concerne pas la dimension du corps, (donc du sexe) mais de l’Unité ou l’Unicité du couple, car Dieu a uni en UN deux personnes et Jésus dit bien qu’ils ne sont plus deux mais UN.

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  9. Bonjour David,
    Tu lis 1 Corinthiens 7, 12 comme concernant des gens mariés, mais il s’agit de concubins. C’est oublié ou méconnaitre (?) ce qu’est une Alliance de Sang. Dieu se nomme le Dieu de l’Alliance et l’Alliance est Son Trésor.

    Simple bon sens : penses-tu que Paul délivrerait un Ordre bien spécifique de Dieu concernant les gens mariés et puis… au verset suivant dire le contraire, comme si le « conseil » d’un homme a plus de poids qu’un ordre de Dieu ?

    Dans 1 Corinthiens 7 il y a trois catégories de personnes : au verset 8, au verset 10 et au verset 12. Seul le verset 10 s’adresse à des gens liés par une Alliance de Sang.

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    • Bonjour Deborah-Esther,

      Peux-tu m’expliquer la différence entre concubins et mariés ?

      Qu’est-ce qui les distingue ?

      Et peux-tu aussi définir ce qu’est une alliance de sang, je n’ai toujours pas compris ce que tu entendais par là.

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      • Ajout : je viens de voir que tu avais posté une réponse.

        Apparemment il y a quelques difficultés techniques car tes messages n’étaient pas apparu. Je vais essayer de voir d’où vient le problème.

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    • ___Les mots « mariage » et « mari » ne sont-ils pas de la même famille ? Un mari est donc quelqu’un qui s’est marié et donc qui a une femme (une épouse). En « 1 Cor 7.12-13 », il est bien question de gens mariés, car l’expression: « si un frère a une FEMME non-croyante » indique que c’est bien SA FEMME; et l’expression: « si une femme a un MARI non-croyant » indique que c’est bien SON MARI.
      ___Au verset 8, il s’agit de gens non-mariés et des veuves.
      1 Cor 7.8: « À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves… »

      ___À partir du verset 8, il s’agit bien de gens mariés.
      1 Cor 7.10…: « À ceux qui sont mariés,… »

      ___Parmi les gens mariés on voit au moins deux cathégories:
      1) les « séparés » (verset 10 et 11) :
      …..Parmi ces séparés, Paul ordonne aux femmes mariés de demeurer sans se remarier, ou bien qu’elles se réconcilient avec leur mari (et que le mari ne répudie point sa femme dans ce cas. Il y a bien sûr une seule exception selon: « Mt 19.9 ».). Cela est un ordre du Seigneur {verset 10}:
      Rom 7.2: « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant… »
      1 Cor 7.39: « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ».

      2) « les autres », qui sont les « non-séparés » (verset 12) :
      …..Parmi les non-séparés où un mari a une femme « incroyante », Paul conseil à ce mari croyant de ne pas empêcher sa femme incroyante de continuer à habiter avec lui; de même pour la femme qui a un mari incroyant voulant continuer à vivre avec elle. (Ce n’est pas par révélation du Seigneur que Paul dit cela; c’est donc sa propre opinion {verset 12}. Chacun doit donc marcher en bonne conscience selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu {lire « 1 Cor 7.17 ».}).

      {{{1 Cor 7.8-13:
      – (8) À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves:
      je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. (9) Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler.
      – (10) À ceux qui sont mariés:
      j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (11) (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme.
      – (12) « Aux autres:
      ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis: Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point; (13) et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. …}}}

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      • ___J’ai placé le texte biblique un peu trop rapidement ci-avant; j’aurais dû le placer un peu différemment. On retrouve donc deux groupes:
        1) les non-mariés (incluant les veuves),
        2) les mariés,
        _2a) ceux qui sont séparés (parmi les croyantes),
        _2b) les autres (qui ne sont pas séparés), c’est-à-dire le croyant marié à une incroyante qui habite avec lui, la croyante mariée à un incroyant qui habite avec elle.

        ___Voici la modification de la présentation du même texte biblique:

        {{{1 Cor 7.8-13:
        —- (8) À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves:
        – je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. (9) Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler.

        —- (10) À ceux qui sont mariés:
        – j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (11) (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme.
        – (12) Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis: Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point; (13) et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. …}}}

        Raymond Houle
        http://www.bible2000.net

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      • Bonjour, ayant encore approfondi cette question, je prends donc une petite partie de ce que j’ai déjà posté ailleurs afin que les gens puissent juger eux-mêmes ici le texte de « 1 Cor 7.8-15 ».

        On y retrouve deux groupes:
        1) les non-mariés (incluant les veuves),
        2) les mariés,
        * 2a) selon le Seigneur, évidemment la femme fidèle ne doit pas se séparer du mari fidèle; mais si elle est déjà séparée elle ne doit pas se remarier et si elle veut revenir avec son mari fidèle, alors celui-ci ne doit pas laisser sa femme fidèle de côté (version Darby: il ne doit pas l’abandonner),
        * 2b) selon l’opinion de l’apôtre Paul, les AUTRES couples où ce coup-ci il y a un infidèle (homme ou femme) qui consente à demeurer avec le fidèle, le fidèle ne devrait pas laisser cet infidèle. Cependant, si l’infidèle quitte le fidèle, le fidèle ne doit pas le FORCER à rester, car Dieu veut la paix, mais dans ce cas où l’infidèle a laissé le fidèle, le fidèle n’est pas tenu de lui être assujetti (douloo) dans ses obligations conjugales maritales, [mais concernant leur alliance (mariage) ils continuent toujours d’être lié (deo) tant que le mari est vivant, ce qui fait que la femme ne peut pas être à un autre homme pendant le vivant de son mari et qu’à cause de cela le mari pourrait reprendre sa femme infidèle si elle lui revient vu qu’elle lui est toujours lié (deo)].

        Je traduis moi-même pour être plus proche du texte grec, même si ça fait un peu rude à lire :
        {{{{ 1 Cor 7.8-15:
        —— « (8) Or, aux non-mariés et aux veuves:
        * je dis [que c’est] bon pour eux s’ils restent comme moi, (9) or, s’ils ne s’abstiennent pas, qu’ils se marient, car il est mieux se marier que de brûler.

        —— (10) Or, aux étant mariés:
        * je prescris, [non] pas moi, mais le Seigneur : [la] femme ne [doit] pas se séparer du mari : (11) (or, si aussi elle s’est séparée, qu’elle reste non-[re]mariée, ou qu’elle se réconcilie au mari ; et [le] mari ne [doit] pas laisser [sa] femme).
        * (12) Or, aux autres, je dis, moi, [non] pas le Seigneur : si [un] certain frère a [une] femme infidèle et [que] celle-ci consente à habiter avec lui, qu’il ne la laisse pas ; (13) et si [une] certaine femme a [un] mari infidèle et [que] celui-ci consente à habiter avec elle, qu’elle ne laisse pas le mari. (14) Car l’homme, l’infidèle, est sanctifié dans la femme; et la femme, l’infidèle, est sanctifiée dans le frère; puisque autrement vos enfants sont impurs ; or, maintenant ils sont saints. (15) Or, si l’infidèle se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la soeur n’est pas asservi dans les [cas] tels ; or, le Dieu vous a appelés en paix. »
        }}}}

        Raymond Houle

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  10. Qu’est-ce que tu racontes sur Samson ? Relis le passage, ce n’est absolument pas des fiançailles mais des noces, et s’il est retourné chez le père de la fille, c’est que furieux il est partie sans elle après les noces. C’est assez claire.

    Quand au cantique des cantiques, c’est vrai que les choses peuvent être floue suivant certaines interprétations des cantiques des cantiques, notamment qui interprèterait cela comme une histoire continue où elle est donc fiancée. Seulement si tu interprète ce chant comme une collection d’images de scènes de mariage, non continu, ni lié, alors ce n’est plus le cas, tu n’as plus le problème de relations sexuelles entre les fiançailles et les noces. De plus indépendamment de ça, cette interprétation et celle qui explique le plus de choses dans le cantique des cantiques.

    Par contre partout ailleurs, dans toute la bible, il est évident et claire qu’il n’y a pas et ne doit pas y avoir de relations sexuelle entre les fiançailles et les noces.

    Je m’amuse avec vous mais l’engagement mutuelle – alliance, est-il toujours une parole ? Malheureusement ou heureusement non, c’est à la fois plus compliqué ou plus simple …

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  11. « Il s’agit de l’union entre un homme et une femme. Cette union résulte de la volonté libre des deux conjoints. Elle est scellée par Dieu et ne peut donc pas être annulée par un homme. Le mariage commence avec l’engagement mutuel de fidélité et aboutit naturellement à la consommation. »

    Ta définition est sympa, seulement je te laisse encore réfléchir :

    Cette union résulte-t-il de la volonté libre des deux conjoints ?
    Ta vision est très moderne. Même si elle est sympa pour nous, est-ce que tu l’as réduite à son stricte minimum ?

    En effet tu vois dans la bible que c’est au père de la jeune fille que tu demandes. Donc y a-t-il forcement volonté libre des deux conjoints ? il y a des exemples où la fille est consulté et d’autre non comme la sœur
    de la femme de Samson. Ils y en a d’autres mais je ne les ai pas en tête.
    Par contre on peut émettre l’idée qu’il y a reconnaissance, c’est à dire que le conjoint à le droit de refuser si il ne le veux vraiment pas même si son père aurait dit oui, ou plus ou moins à le droit d’accepter (ou reconnaissance, c’est plus subtile) (mais est-ce obligatoire, et est-ce que ça a toujours était le cas dans la bible): cas d’Adam et d’Isaac (Voilà celle qui est os de mes os et chair de ma chair, et pour Isaac même si son père ne l’a pas consulté, dans un sens il dit oui quand même quand il l’a prend et qu’il la met dans la tente de sa mère).
    Maintenant imagine des mariages politiques, peux-tu dire qu’ils ne sont pas marié ? Si tu étais à leur place, tu dirais que bien sûre tu es marié, même si au départ tu n’étais pas d’accord et content.

    Idem pour les esclaves, il n’y avait pas le consentement, n’étant pas libre. Pourtant la bible nous dis qu’ils sont marié. Cas presque d’un mariage forcé : en tant de Guerre, tu attaques une ville, tu rentres dans une maison, tu tues les hommes et peut être la mère, et tu gardes les enfants et les femmes, qui deviendront tes esclaves. Et parmi les filles, il y a une fille jolie et tu la prends pour femme. La bible dit qu’elle deviendra ta femme. Pourtant je ne crois pas qu’elle voudra t’épouser puisque tu es l’assassin de ses parents et de ses frères. Pourtant étant esclave elle n’aura pas le choix. Et la bible dit qu’ils sont marié. Donc le consentement n’est pas toujours obligatoire.

    Idem pour scellée (par Dieu) ? Ou vois-tu cela dans la bible ? C’est très jolie au niveau de l’expression, mais ce n’est pas forcément vrai ou réel. On ne te dit pas que Dieu à scellé l’union, mais que c’est Lui qui les a fait un. Tu restes dans une vision très moderne du mariage, où il faut un scellement, ou que quelqu’un nous mari, ou appose son sceau (maire, prêtre, autorité).

    « Le mariage commence avec l’engagement mutuel de fidélité et aboutit naturellement à la consommation. »
    Est-ce vrai ?
    Ce n’est pas si simple, c’est des fois plus simple et des fois plus compliqué. Mais on peut dire que ça correspond à 80% des mariages.
    Il faut savoir que s’il elle n’était pas vierge, il n’y avait pas de dot. Et donc là tu pouvais la prendre tout de suite et donc l’engagement et la consommation se fait le même jour. Pendant longtemps il y avait un contrat écrit et donc tu as bien une séparation entre l’engagement et la consommation, même s’il n’est que de quelques heures. Mais ça n’a pas toujours été le cas et ce n’est pas obligatoire, comme on le voit par exemple pour les esclaves.
    Si elle est encore jeune et sous l’autorité de son père, c’est vrai qu’il y aura aussi une séparation, mais si elle est veuve, ou plus chez son père, il n’y a pas besoin de demander la main à son père, c’est elle qui décide. Dans ce cas il n’y a pas forcément de séparation entre les deux. Idem pour l’esclave.
    Prend par exemple le cas de l’esclave (par exemple Deut 21:13), l’acte sexuel et l’engagement sont confondu, puisque c’est un acte symbolique (engagement, alliance) de mariage, et c’est à ce moment là que tu es marié. C’est comme le baptême, c’est un acte, pourtant c’est aussi un engagement (par exemple engagement d’une bonne conscience devant Dieu). Dans l’acte sexuel il y a un engagement, et tu es obligé de t’engager (essai de le nuancer, je ne te parles pas qu’à chaque fois que tu a un actes sexuel tu es marié). Voilà pourquoi il est et peut être utilisé comme alliance.

    Il y a aussi dans la bible le cas où on distingue l’acte sexuelle et le fait de la prendre, qui est une consommation, mais non sexuelle (et donc concrètement c’est le fait de la prendre avec toi, de partir avec elle, de la prendre dans ta maison : début de la vie commune), et on te dit par exemple comme le cas de Ruth mais il y a d’autres passages, que c’est à ce moment là qu’il furent marié et non à l’acte sexuel. Par exemple, tu te fiances (première étape), puis le père dit c’est bon tu peux la prendre, (peut être il y une fête), alors on considérera que la deuxième étape à eut lieu, même s’il n’y a pas encore eut d’acte sexuel. Un peu comme quand tu sors de la mairie, tu considères que tu es marié même s’il n’y a pas encore d’acte sexuelle. Donc tu peux presque considéré qu’il y a trois étapes : engagement, commencement de la vie commune ou quelque chose du genre, traduit par la prendre, et la consommation. Mais bon des fois les choses se mélangent. Et souvent, dans le cas des fiançailles et des noces, la deuxième et troisième étape sont confondu ou à quelque heures d’intervalles.

    Pour que ta définition soit parfaite, il faut bien que tu expliques la différence entre le concubinage de maintenant, et le mariage, sinon les gens vont être perdu, et que tu en expliques la cause.

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  12. Juste au cas où, j’espère que tu connais la différence entre le concubinage de maintenant et mariage ?
    puisqu’en haut je te vois poser la question à Deborah-Esther. Est-ce juste pour connaitre sa pensée, ou tu ne discerne pas très bien la différence ? Dans ce cas pose moi la question, j’essaierai de détailler ça.

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  13. Merci David, tous ces articles sont fort intéressants et remettent en place bien des idées reçues.
    Il y a des commentaires bien pertinents également.
    Et on voit que ce n’est pas si simple de faire émerger une définition claire du mariage selon Dieu.
    Je pense que les institutions civiles ont été mises comme un cadre, pour éviter les débordements. Mais elles s’éloignent aussi du plan originel de Dieu.
    Si nous chrétiens sommes déstabilisés c’est je pense qu’on a plus de facilité à vivre sous la loi que sous la grâce, conduits par l Esprit.
    Pour moi je pense qu’il faut ces critères pour être mariés de fait : l’engagement devant Dieu comme il a été dit, entre les 2 personnes, mais aussi le témoignage public : devant autorités ou fête, qu’importe, mais qu’on sache qu’ils sont mariés, sinon comment le savoir ? Et après les rumeurs ou médisances peuvent courir…
    Quant aux relations sexuelles, elles ont leur importance. Mais la question est soulevée : à quel moment ? Je pense après cet engagement mutuel mais pas non plus éloigné du témoignage public, sinon comment distinguer une relation maritale d’un concubinage, ou fornication, je parle par rapport aux gens extérieurs.
    Je trouve l’idée de mariage en 2 temps pertinente, avec fiançailles engagement, sans relation sexuelles, comme Joseph et Marie, puis la cohabitation avec relations sexuelles (qui se rapproche quand même de nos fiançailles, mariage même si effectivement les fiançailles peuvent êtres rompues) Mais est elle fondée bibliquement ou est ce seulement une tradition hébraïque ?
    Merci pour tes réponses
    Sois béni

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    • Bonjour Damien,

      Merci pour ton message.
      En fait j’ai changé de blog : http://didascale.com et je transfère progressivement les anciennes séries vers le nouveau blog. Je profite du changement pour les compléter.
      Concernant les questions que tu soulèves, je pense justement que la pratique biblique diffère des fiançailles/mariage, mais il faut que j’approfondisse tout cela.

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