C’était mieux avant !

      Lorsque certaines choses vont mal, il est tentant d’idéaliser le passé et de se dire «c’était mieux avant !». Mais est-on réellement objectif ? Je n’ai pas l’ambition d’apporter ici une réponse exhaustive, mais simplement de proposer quelques points de comparaison, qui pourront servir à la réflexion.

Eglise apostolique, Eglise idéale ?

      Les chrétiens se plaignent souvent de l’Eglise actuelle, de ses dysfonctionnements. Pour résoudre ces problèmes, on s’imagine souvent qu’il faut retourner au modèle de «l’Eglise primitive». Le problème, c’est que cette Eglise primitive telle qu’elle est imaginée, est surtout imaginaire. Si l’Eglise primitive était si idéale, une bonne partie du Nouveau Testament n’existerait tout simplement pas, puisque la plupart des Epîtres ont justement été écrites pour répondre à des dérives. Au contraire, sans rien cacher, la Bible nous dévoile tous les problèmes de cette Eglise, certains étant universels: débauche, querelles, divisions, et d’autres plus spécifiques à l’époque ancienne, comme la contrefaçon des documents apostoliques (2 Thessaloniciens 3 :17 et Apocalypse 22 :18-19).

 La Bible

        Parlons justement de la Bible. Vous savez lire et vous possédez la somme d’1,50 Euros ? Félicitations, vous avez tout le nécessaire pour découvrir la Bible par vous-mêmes. Cette facilité d’accès à la Bible est devenue tellement habituelle, pour nous chrétiens occidentaux, que nous oublions qu’à l’échelle de l’histoire mondiale, et même européenne, c’est un privilège tout à fait exceptionnel. L’alphabétisation des masses est très récente. Il est intéressant de se rappeler que ce «sacré Charlemagne», qui «inventa l’école», n’a jamais su écrire. Il a fallu attendre l’invention de l’imprimerie pour que le livre ne soit plus un objet de luxe mais un bien accessible à tous, puis les lois scolaires de la Troisème République (fin du dix-neuvième siècle) pour permettre la scolarisation de tous les enfants.

Le niveau de vie

      Profitons de cela pour faire une brève remarque sur le niveau de vie. Réfléchit-on souvent au fait que de nos jours, un «smicard» français a une meilleure espérance de vie qu’un roi de France au Moyen Age ? Les Capétiens, par exemple, qui ont régné de 987 à 1328, ont vécu en moyenne 44 ans et demi, tandis que les Valois, qui ont régné de 1328 à 1589, ont vécu en moyenne un peu moins de 44 ans (43,7). Aucun de ces rois n’a vécu plus de 60 ans. Par comparaison rappelons qu’aujourd’hui, l’espérance de vie moyenne pour les hommes en France est de 78, 1 ans.

 Les mœurs et la violence

        Les journaux d’information nous rapportent continuellement des faits de violences. Cette surmédiatisation pourrait nous faire croire que les choses s’aggravent. Il n’en n’est rien. Le simple fait que cela nous choque, montre que ces faits sont exceptionnels. Il n’y a encore pas si longtemps de tels actes de violences étaient tout à fait banals. Jacques Rossiaud, dans une étude sur la ville de Dijon à la fin du Moyen Age, a par exemple montré qu’au moins 1 jeune sur 2 avait participé à un viol collectif (1).

 Les mentalités

        Nos mentalités actuelles sont bien moins violentes que celles des hommes de l’Antiquité. Aujourd’hui, les gens sont choqués par les combats de chien, alors qu’autrefois, pour se divertir, les Romains organisaient des combats de gladiateurs. Sans même remonter jusque là, il n’y a encore pas si longtemps, à l’époque moderne, les scènes de tortures publiques et d’exécutions étaient perçues par le peuple comme un divertissement.

      Même les croyants d’autrefois agissaient de manière beaucoup plus violente. Il suffit de lire les premiers livres de l’Ancien Testament pour s’en rendre compte. Voici simplement deux exemples.

 Lot et ses filles

      Lot reçoit chez lui deux invités. Ses voisins apprenant cela se rassemblent et veulent violer ses invités. Pour éviter cela, Lot leur propose alors un « deal » :

 « Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme ; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu’il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu’ils sont venus à l’ombre de mon toit. »

 Quel père aujourd’hui oserait dire cela ? Et pourtant il ne s’agit pas d’un païen mais de Lot « le juste » (2 Pierre 2 : 7)

 Jephthé

Le deuxième exemple est celui de Jephthé qui promet à l’Eternel un sacrifice humain en cas de victoire :

« Jephthé fit un vœu à l’Eternel, et dit : Si tu livres entre mes mains les fils d’Ammon,quiconque sortira des portes de ma maison au-devant de moi, à mon heureux retour de chez les fils d’Ammon, sera consacré à l’Eternel, et je l’offrirai en holocauste. » Juges 11 : 30-31

 Et qui, à cause de cela,  a du sacrifier sa propre fille :

 « Jephthé marcha contre les fils d’Ammon, et l’Eternel les livra entre ses mains.  Il leur fit éprouver une très grande défaite, depuis Aroër jusque vers Minnith, espace qui renfermait vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim. Et les fils d’Ammon furent humiliés devant les enfants d’Israël.  Jephthé retourna dans sa maison à Mitspa. Et voici, sa fille sortit au-devant de lui avec des tambourins et des danses. C’était son unique enfant ; il n’avait point de fils et point d’autre fille.  Dès qu’il la vit, il déchira ses vêtements, et dit : Ah ! ma fille ! tu me jettes dans l’abattement, tu es au nombre de ceux qui me troublent ! J’ai fait un vœu à l’Eternel, et je ne puis le révoquer.  Elle lui dit : Mon père, si tu as fait un vœu à l’Eternel, traite-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, maintenant que l’Eternel t’a vengé de tes ennemis, des fils d’Ammon. Et elle dit à son père : Que ceci me soit accordé : laisse-moi libre pendant deux mois ! Je m’en irai, je descendrai dans les montagnes, et je pleurerai ma virginité avec mes compagnes. Il répondit : Va ! Et il la laissa libre pour deux mois. Elle s’en alla avec ses compagnes, et elle pleura sa virginité sur les montagnes.  Au bout des deux mois, elle revint vers son père, et il accomplit sur elle le vœu qu’il avait fait. » Juges 11 : 32-30

 Et là encore, il ne s’agit pas d’un païen mais d’un croyant cité comme « héros de la foi » dans le Nouveau Testament (Hébreux 11 : 32)

Un acte de désobéissance ? 

          Pour minimiser cet acte, on souligne parfois que Jephthé, en accomplissant cela, a désobéi à l’Eternel. Cette remarque, qui ne changerait rien au raisonnement général, est pourtant fausse. Jephthé n’a absolument pas désobéi à l’Eternel. Il n’a fait qu’appliquer la Loi de Moïse et plus précisément la loi sur les voeux prévue dans Lévitique 27 :

« Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Éternel, dans ce qui lui appartient ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit <strong>une personne, un animal, ou un champ de sa propriété; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel.  Aucune personne dévouée par interdit ne pourra être rachetée, elle sera mise à mort« 

Parmi les voeux prévus par la Loi, il est possible de dévouer par interdit à l’Eternel  des choses et des personnes,  et c’est exactement ce qu’a fait Jephthé.

 Le racisme et l’antisémitisme

       Si le racisme et l’antisémitisme n’ont pas disparu, ils ne sont plus des valeurs acceptables. Ils sont d’une manière générale reprouvés par la société à tel point qu’aujourd’hui, même ceux qui sont réellement racistes ou antisémites le nieront. Ils trouveront d’autres termes ou expressions plus cachés. Au début du siècle, les choses étaient bien différentes. Pour faire sa publicité, le journal La Croix (2) se vantait d’être le journal le plus anti-juif.

 Tout va bien ?

        Evidemment, aujourd’hui, tout n’est pas idéal. Il est certain qu’il existe encore de nombreux problèmes, aussi bien dans le monde que dans l’Eglise. Seulement pourquoi toujours se focaliser sur ce qui ne va pas ? Ne peut-on pas aussi voir ce qui va mieux, ce qui s’améliore ? A voir toujours le mal, ne risque-t-on pas de se décourager ? Or le découragement empêche l’action. Un chrétien qui pense que tout va mal et que tout ira encore plus mal, est bien souvent un chrétien qui ne fera plus rien. A quoi bon agir dans notre société si tout va toujours plus mal ? Mais en ne faisant rien, ne nous rendons-nous pas complice de ce mal ?

 Notre vision du monde

        En réalité,  si nous avons une vision aussi négative, c’est que nous sommes persuadés que tout va mal finir. Le monde évangélique est en effet actuellement dominé par une doctrine qui affirme que les « évènements de la fin des temps » qui précéderont le retour de Christ seront nécessairement une suite de catastrophes. Cette vision, totalement décourageante, empêche de voir la progression de l’Humanité, en s’attardant toujours sur ce qui ne va pas. Certains chrétiens allant même jusqu’à se réjouir des catastrophes, pensant qu’elles annoncent le retour de Christ.

          Afin de réfléchir sur cette question et éventuellement d’éliminer quelques préjugés, je vous propose de commencer une nouvelle série sur la Fin des Temps. Les plus anciens lecteurs du blog reconnaitront surement quelques articles déjà publiés, mais retravaillés.

 Notes

(1) Cité par J.-L Flandrin, Le sexe et l’Occident, Le Seuil, Point Histoire, 1981

(2) P. Sorlin « La Croix » et les Juifs (1880-1899). Contribution à l’histoire de l’antisémitisme contemporain, Paris, Grasset, 1967

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28 réflexions sur “C’était mieux avant !

  1. Attention, concernant Jephté, il faut bien préciser que Jephté a désobéi à Dieu. Les lois de l’AT interdisent formellement de faire des sacrifices humains. Jephté a voulu tenté Dieu et s’est retrouvé face à un problème : c’est sa fille qui « est sorti au devant de lui devant sa maison » !

    Même si Jephté est approuvé dans le NT, ça ne veut pas dire que tous ses actes le sont. Exemple de David qui a tué un homme pour avoir sa femme, etc..

    Bien faire attention avant d’induire en erreur les lecteurs de vos articles.

    Les lois de Dieu sont clairements écrites dans l’AT. Ensuite il y a des histoires dans cet AT mais dans ces histoires il y a des leçons à tirer.

    Attention !

    Dieu n’approuve absolument pas le sacrifice humain :

    Deuteronome 12:31:
    “Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Éternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux.”

    Deuteronome 18:10:
    “Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien.”

    Levitique 18:21:
    “Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer à Moloc, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Je suis l’Éternel.”

    Levitique 20:2-5:
    “Tu diras aux enfants d’Israël: “Si un homme des enfants d’Israël ou des étrangers qui séjournent en Israël livre à Moloc l’un de ses enfants, il sera puni de mort: le peuple du pays le lapidera.
    Et moi, je tournerai ma face contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il a livré de ses enfants à Moloc, souillé mon sanctuaire et profané mon saint nom.
    Si le peuple du pays détourne ses regards de cet homme, qui livre de ses enfants à Moloc, et s’il ne le fait pas mourir,je tournerai, moi, ma face contre cet homme et contre sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, avec tous ceux qui se prostituent comme lui en se prostituant à Moloc.”

    C’est grave d’induire des lecteurs dans l’erreur.
    Combien d’articles, de déductions, de blabla comme cela sur ce site ??

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    • Bonjour Francisco,

      Il me semble que tu t’emportes un peu vite, car c’est bien toi qui est dans l’erreur.

      Les versets que tu cites interdisent les sacrifices aux idoles et les pratiques idolâtres, en revanche les sacrifices humains à l’Eternel sont bel et bien autorisés par la Loi de Mooïse.

      En accomplissant cet acte, Jephthé n’a fait qu’appliquer la loi sur les voeux prévue par Lévitique 27 :

      « Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel. Aucune personne dévouée par interdit ne pourra être rachetée, elle sera mise à mort. »

      La loi autorise donc comme voeu de dévouer des choses par interdit à l’Eternel et c’est exactement ce qu’a fait Jephthé.

      Je n’induis donc pas les lecteurs en erreur. Mais pour éviter cette confusion, je vais éditer l’article.

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      • Ah… Là j’avoue, vous me faîtes douter mais je reste très très très prudent.
        Me serais je emporter trop vite ?
        Je vais étudier ça de plus près.

        N’y a t’il pas une différence entre « mise à mort » et « sacrifice » ?
        Que veut dire dévoué par interdit ? Mon dictionnaire encyclopédique biblique me dit que ça veut dire « mise à mort », alors que le ‘sacrifice » est une offrande que l’on fait à Dieu.

        En tout cas à la lecture de votre article, il est clair que le lecteur est complètement amené à croire que Dieu encourage les sacrifices humains et ça ne me plait pas du tout du tout.

        Je ne crois pas être dans l’erreur !

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      • Bon d’abord un petit extrait de WIKIPEDIA (pas forcément la référence absolue mais j’ai envie de le citer quand même) :

        […]
        Religions monothéistes[modifier | modifier le code]

        Les sacrifices humains sont prohibés dans la Bible, mais ont une importance centrale sur le plan symbolique dans les trois religions abrahamiques
        Le récit de la substitution du fils d’Abraham (Isaac ou Ismaël, selon les traditions juive ou musulmane) par un bélier, lors du sacrifice demandé par Dieu à Abraham, symbolise l’abandon des sacrifices humains au profit des sacrifices d’animaux.
        La ligature d’Isaac dans le judaïsme et l’Aïd al-Kebir (sacrifice d’Ismaël) dans l’islam commémorent cet abandon du sacrifice des enfants.
        Pour les chrétiens, le sacrifice d’Isaac préfigure celui du Christ
        […]

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacrifice_humain

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      • Ensuite, mon nouveau dictionnaire biblique augmenté et révisé me dit que « dévoué par interdit » veut dire « Anathème » qui a priori serait écrit « anathema » en grec dans la Septante et « Herem » en hébreu.
        Et à aucun moment dans la définition du mot « Anathème » n’apparait le mot « sacrifice ».
        Désolé, je n’ai pas le courage de recopier en entier la définition de « Anathème » qui est assez longue.

        Ensuite, toujours dans ce dictionnaire, j’ai cherché la définition du mot « Sacrifice ». Elle tiens sur 4 pages donc là aussi je ne vais pas recopier la définition, ce serait trop long et fastidieux. => A aucun moment sur ces 4 pages n’est mentionné de sacrifice humain.

        Source : Nouveau Dictionnaire biblique, révisé et augmenté, Editions Emmaüs, 1992
        Disponible dans votre librairie chrétienne habituelle :
        http://www.maisonbible.net/emm7541/nouveau-dictionnaire-biblique-revise-et-augmente

        Je persiste : vous êtes dans l’erreur et vous entraînez vos visiteurs avec vous dans nombre de vos articles.
        Il y a trop de raisonnements chez vous, vous vous éloignez de Dieu petit à petit (sans le vouloir vraiment).

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        • Et bien je pense que ce dictionnaire est bien dans l’erreur.

          Car « anathème » et « dévoué par interdit » n’ont rien à voir.
          Anathème est une peine judiciaire qui a pour but d’éliminer un membre de la communauté, tandis que dévouer par interdit est un acte religieux qui consacre une chose ou un objet à Dieu. En ce sens « dévouer par interdit » est bien un acte sacrificiel.

          Peut-on savoir sur quels versets ou preuves, ce Nouveau Dictionnaire se base pour dire le contraire ?

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          • Avez vous des sources fiables et vérifiables (je ne parle pas de blog ou de forum ou de sites persos) qui me permettrait d’entrevoir que d’autres chrétiens pensent comme vous au sujet du « sacrifice humain » encouragé par Dieu dans l’AT ??

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          • Je n’ai jamais dit que Dieu « encourageait » les sacrifices humains.

            Mais il les tolérait, momentanément, dans un but pédagogique. Ce qui est totalement différent;

            D’ailleurs cette remarque est aussi valable pour les sacrifices d’animaux. Dieu n’a jamais apprécié les sacrifices sanglants, mais il les a tolérés pour éviter un mal pire.

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          • Oui c’est bien ce que vous avez laissé entendre sans aucune retenue.
            C’est bien que vous reveniez un petit peu arrière…
            Heureusement que je suis venu commenter vos articles..

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          • Où ai-je dis cela ?

            Il serait absurde que j’affirme cela, alors même qu’il y’a quelques temps j’avais fait un article pour expliquer que Dieu n’approuvait même pas les sacrifices d’animaux.

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          • En ayant mis AUCUN avertissement à ce sujet dans le présent article :

            Je vous cite :

            […] Le deuxième exemple est celui de Jephthé qui promet à l’Eternel un sacrifice humain en cas de victoire : […] Et là encore, il ne s’agit pas d’un païen mais d’un croyant cité comme « héros de la foi » dans le Nouveau Testament (Hébreux 11 : 32) […]

            Vous avez certes ajouter le paragraphe « Un acte de désobéissance ? » suite à mes commentaires, mais même dans ce paragraphe vous ne mettez pas d’avertissement sur le fait que Dieu n’encourage pas le sacrifice humain. (Et pour moi ne l’admet même pas et c’est le sujet de notre conflit verbal/écrit)..

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          • Ah ! Mieux vaut tard que jamais ! 😉
            Profitez en pour supprimer toute notion de sacrifice humain, ça vaudrait mieux. Dieu n’admet aucunement le sacrifice humain et ne l’a jamais accepté. Seul le sacrifice de Jésus Christ notre Seigneur et Sauveur l’est.

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          • Avez vous des sources fiables et vérifiables (je ne parle pas de blog ou de forum ou de sites persos) qui me permettrait d’entrevoir que d’autres chrétiens pensent comme vous au sujet du « sacrifice humain » encouragé par Dieu dans l’AT ??

            Le verset que vous citez est clairement un encouragement au sacrifice humain selon votre interprétation (pas la mienne) !

            Pour vous, selon ce verset, un homme pouvait faire « voeu » de « sacrifice humain » (cf votre histoire sur Jephté) et cet acte était approuvé de Dieu par une loi (qui est votre verset)..

            C’est n’importe quoi !

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          • J’hesitais à préparer un article sur ce sujet dans ma série sur l’histoire du salut. Vos interventions m’ont convaincu que cela était nécessaire .

            Mais sinoń raisonnons autrement. Pouvez vous définir, en une ligne, les trois mots suivants : a) consacrer b) sacrifice et c) anathème

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          • Bonjour David,

            Vous tentez de faire diversion. C’est la preuve que vous n’avez pas d’arguments valables.

            J’ai demandé conseil à mon beau frère qui est pasteur et il m’a conseillé de ne pas me battre contre des moulins à vent. Il m’a aussi donné quelques sources supplémentaires qu’il m’a autorisé à recopier ici (tout ce qui suit vient la réponse de mon beau frère) :

            ————
            Voici le commentaire de la Bible annotée du Théologien Godet et collectif sur Juges 11,31:

            Celui qui sortira, littéralement : « le sortant, » expression qui ne peut guère se rapporter qu’à un être humain ; les animaux ne sortent pas de la maison. Ce vœu que l’on peut appeler inconsidéré, s’explique néanmoins si l’on réfléchit que la vocation de Jephthé avait été purement humaine, sans aucun signe divin, comme ceux qui avaient accompagné l’appel de Gédéon. Il cherche donc à intéresser Dieu à sa victoire à quelque prix que ce soit.

            — Sera à l’Éternel. Cette expression n’implique pas nécessairement le sacrifice de la vie, mais peut désigner une consécration, comme celle des Gabaonites, au service de la maison de l’Éternel. Ce sont les termes suivants : et je l’offrirai en holocauste, qui ne peuvent s’entendre que d’un sacrifice proprement dit ; seulement avec une réserve possible celle du rachat stipulé par la loi (#Le 27:2 et suiv.) et qui consistait dans le paiement d’une somme d’argent pour le sanctuaire et dans l’offrande d’une victime. La question est de savoir si Jephthé en faisant son vœu pensait uniquement au sacrifice proprement dit ou bien aussi à cette possibilité du rachat. Dans le premier cas, il faut admettre que les passages qui, dans la loi, interdisent les sacrifices humains (#De 12:31; 18:10) ne lui étaient pas connus, ce qui n’a rien d’étonnant (même si la loi existait déjà comme loi écrite ou comme tradition orale) si l’on se rappelle le genre de vie qu’il avait mené. D’autre part, les sacrifices humains ont toujours été étrangers à la religion israélite, soit en vertu de son caractère moral, soit par suite de l’enseignement renfermé dans l’histoire du sacrifice d’Isaac. II est frappant que dans le récit suivant la fille de Jephthé ne pleure point sur le sacrifice de sa vie, mais seulement sur celui de sa virginité ; car une fois consacrée au service de l’Éternel, elle ne pouvait plus appartenir à aucun homme. Comment d’ailleurs le sacrifice matériel se serait-il accompli ? Jephthé aurait-il conduit sa fille au sanctuaire ? Mais le souverain sacrificateur n’aurait jamais consenti à l’immoler. L’aurait-il sacrifiée en Galaad ? Mais il n’y avait là ni sanctuaire, ni autel dressé à l’Éternel ; et Jephthé se montre dans tout le récit franchement adorateur de Jéhova (v. 9. 11. 21. 23. 29-30. 35-36). Le deuil de Jephthé et de la jeune fille s’explique suffisamment dans la supposition que dès ce moment elle fut pour toujours séparée de son père et vouée dans le Tabernacle à l’un des services pour lesquels le travail des femmes était nécessaire (#Ex 38:8; 1S 2:22). Et pourtant il est impossible de nier que les expressions : Je l’offrirai en holocauste (v. 31), et : Il accomplit à son égard le vœu qu’il avait fait (v. 39), ne soient bien difficile, à entendre dans un autre sens que celui d’un sacrifice proprement dit. Cette dernière interprétation a été généralement reçue jusqu’au moyen âge, où les interprètes juifs ont commencé à proposer l’autre sens. Nous ne nous sentons pas en état de nous prononcer et laissons le lecteur décider lui-même en tenant compte des raisons pour et contre que nous venons de présenter.

            ————

            David Vincent cite Lévitique 27,28 pour parler du voeu de Jephté de mise à mort en disant que c’est la loi sur les voeux mais ici c’est un voeu différend par rapport à ceux qui précède. Le voeu de Jephté se rapporte plus au voeu de Lev 27,2 qui peut être racheté (il n’y est fait aucune mention d’un voeu fait par interdit, c’est une erreur d’interprétation). Car Lev 27,28 parle de ce qui est dévoué par interdit qui est différend des autres voeux précédents dans Lévitique. Par exemple quelque chose qui est voué à interdit peut être une ville que les israëlites ont conquis et le Seigneur leur demande de les détruire « les vouer par interdit » dans le but de les consacrer au Seigneur et en même temps si il n’élimine pas la population il risque d’être contaminé par l’idolatrie de ce peuple. Et c’est un jugement de la part de Dieu sur ce peuple paien.
            On ne voit nul part dans la Bible un personnage qui voue quelque chose, une personne, un peuple par interdit sans en avoir reçut l’ordre de Dieu.

            Voici un commentaire de Lévitique 27,28 selon Nouveau Commentaire Biblique:

            28,29 Les personnes ou les choses dévouées par interdit sont une exception dans la loi sur le rachat. Elles ne peuvent être rachetées, et une personne dévouée par interdit doit être mise à mort. Cela doit se rapporter à la malédiction solennelle et terrible qui a frappé par exemple Amalek, Jéricho et Acan, et non aux vœux et aux actes de consécration mentionnés précédemment dans ce chapitre. Voir le commentaire de #De 2:34. Vouer une nation ou un individu à l’interdit n’était assurément pas le fait d’un particulier, mais devait revêtir la forme d’une sentence officielle prononcée par l’Éternel, par l’intermédiaire de Moïse ou de chefs dûment établis (cf. #Jos 6:17-19).

            Commentaire du théologien Godet:

            Est voué par interdit (chérem). Ce vœu se distingue des précédents en ce que l’être qui en est l’objet ne peut être racheté et doit être sacrifié détruit. en l’honneur de l’Éternel. Ainsi en entrant en Canaan les Israélites avaient par l’ordre de l’Éternel, fait vœu d’anéantir le butin pris à Jéricho, comme une espèce de prémices à offrir à l’Éternel ; et pour avoir violé ce vœu, Achan devint lui- même interdit et périt comme tel (#Jos 7:1). Ainsi aussi du butin des Amalékites (#1S 15:3).

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          • C’est vous qui faites diversion Francisco en tentant de vous réfugier derrière des « autorités » … tout en me reprochant de trop raisonner.

            Répondez simplement à ce que je vous ai demandé et vous constaterez par vous mêmes votre erreur.

            Ces « théologiens » que vous citez n’ont aucune connaissance historique de l’époque et essaient simplement par des pirouettes intellectuelles de tordre les Ecritures pour justifier ce qui les choque. C’est ridicule.

            Jephthé connaissait très bien la Loi et il n’a fait que l’appliquer. Que ça leur plaise ou non.

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          • Néanmoins ce qui est intéressant avec ce débat, c’est qu’il confirme parfaitement mes propos.
            Le fait que l’idée même d’un sacrifice humain choque aujourd’hui, prouve que nos mentalités ont bien évolué.

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      • La définition du mot hérem que j’ai pu trouvé correspond à une comdamnation à mort.
        C’est bien ce que je pensais.
        C’est totalement différent d’un « sacrifice » !

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        • Bonsoir Francisco,

          Je vous invite à relire plus précisément le verset, et notamment la fin.

          Dévouer par interdit est la définition même du sacrifice, puisqu’il s’agit d’offrir quelque chose (ou quelqu’un) à la divinité en la détruisant.

          La meilleur preuve de cela c’est qu’il est dit que ce qui est dévoué est consacré :

           » tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel. » Lévitique 27 : 28

          Or littéralement « consacré » veut dire « rendu saint », c’est à dire que la chose ou la personne n’appartient plus à l’homme mais à Dieu.

          Cela n’a rien à avoir avec l’anathème. Un condamné n’est jamais consacré.

          Je crains donc que ce soit plutôt votre volonté du « politiquement correct » qui biaise quelque peu votre lecture de la Bible.

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          • Je vous lance un défi : Puisque Wikipedia est modifiable par tous, pourquoi ne vous lancez vous pas dans la « correction » de cette encyclopédie afin que le monde entier sache que le « Dieu des juifs et des chrétiens » (je préciserais personnellement « votre » Dieu approuve les sacrifices humains (dans l’AT) ?

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          • Et bien c’est marrant que vous me proposiez cela, car c’est justement quelque chose auquel je songeais !

            Pas spécialement pour ce sujet là, mais plusieurs fois je m’étais fait la remarque que certains articles de Wikipédia mériteraient une sérieuse correction.

            Je vois donc votre intervention comme un encouragement du Saint-Esprit!

            Je m’attellerai donc à cette tache lors de mes prochaines vacances 🙂

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          • Super LOL
            J’espère au moins que vous commencerez par ce lien là sur le sacrifice humain..
            Ca promet..

            Dîtes moi quand vous commencerez que je suive un peu l’historique du débat LOL

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          • Si vous voulez. Par contre ne m’en voulez pas mais pour l’instant j’ai d’autres priorités.

            Mais promis, je m’en occuperai car c’est un sujet qui m’intéresse.

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  2. Pingback: Absence prolongée (bis) | Philochristos

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