Le péché impardonnable

             Croire que le sacrifice de Jésus permet le pardon des péchés, est un des fondements du christianisme. Ce pardon ne dépend pas de nos actions, mais est un don de Dieu, qui peut être accordé à n’importe quelle personne qui se repent, même au dernier instant de sa vie, quelque ce soit ses crimes.

            Ce point est, à juste titre, répété souvent. Pourtant, on parle beaucoup moins d’un autre aspect, qui est néanmoins présent dans les Ecritures : celui du péché impardonnable. En effet, à plusieurs reprises, des auteurs du Nouveau Testament, et Jésus Lui-même, affirment qu’il existe un péché pour lequel on ne peut pas être pardonné.

De quoi s’agit-il ? C’est la question que je vous propose d’élucider dans cet article.

 Le péché impardonnable dans la Bible

Lisons les quatre textes principaux :

« Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il est possédé de Béelzébul ; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.  Jésus les appela, et leur dit sous forme de paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ?  Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister.  Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c’en est fait de lui.  Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ; alors il pillera sa maison.  Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu’ils auront proférés ;  mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel.  Jésus parla ainsi parce qu’ils disaient : Il est possédé d’un esprit impur. » Marc 3 : 22-30

 « Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier. » 1 Jean 5:16

 « Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,  et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie. » Hébreux 6 : 4-6

 « Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.  Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;  de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ? Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore : Le Seigneur jugera son peuple. C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.  » Hébreux 10 : 26-31

Nous voyons  dans ces quatre passages, qu’il est question d’un péché pour lequel le pardon n’est pas possible. Quel est-il ? Examinons de plus près ces textes.

La connaissance

            Comme point commun à tous ces textes, nous constatons que les personnes qui sont susceptibles de commettre ce péché, sont des gens qui possèdent la « connaissance ».

Le premier passage se déroule sous l’Ancienne Alliance. Les personnes visées par les paroles de Jésus sont les scribes et les pharisiens, c’est-à-dire ceux qui à l’époque détenaient la connaissance religieuse.

 Les trois autres passages se déroulent sous la Nouvelle Alliance, et les expressions employées montrent que les personnes visées sont des chrétiens.

 « Si quelqu’un voit son frère » ;

  « que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir »

«  Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés[…]  de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ? »

 Ces extraits ne laissent aucune ambiguïté sur le fait que les personnes visées sont biens des chrétiens, et quand je dis « chrétiens », je parle de vrais chrétiens, et pas seulement de « chrétiens de nom ».

            Un « chrétien de nom », ne peut pas avoir « goûté le don céleste », ni avoir eu « part au Saint-Esprit », ni avoir « été sanctifié ».

 Le Saint-Esprit

            Un deuxième constat, lié au premier, est que le péché impardonnable a un rapport avec le Saint-Esprit.

Jésus parle de « blasphème contre le Saint-Esprit », tandis que l’auteur de l’Epitre aux Hébreux mentionne « l’outrage à l’Esprit de la grâce ». Par ailleurs, nous savons que c’est l’Esprit-Saint qui nous permet de connaître Dieu.

 Que peut-on déduire de tout cela ?

Je pense que la réponse est explicitement donnée par l’auteur de l’Epitre aux Hébreux : « Car, si nous péchons volontairement … ». Le péché impardonnable est le péché volontaire.

Mais qu’est-ce qu’un péché volontaire ?

 Les différents types de péchés

Je pense qu’il est possible de distinguer trois types de péchés :

-les péchés par ignorance

-les péchés par faiblesse

-les péchés volontaires

 Par ignorance

       Pécher par ignorance, c’est commettre un péché sans savoir que c’est un péché. Le pardon de ces péchés est assuré lorsque nous demandons à Dieu « de nous pardonner nos péchés ». Cela inclut les péchés dont nous avons conscience, et les péchés dont nous n’avons pas conscience. Par ailleurs, si nous voulons vraiment suivre Dieu, il est certain qu’Il nous révélera progressivement ces péchés. Evidemment, dès lors que nous identifions un péché de ce type, il faut se repentir et cesser de le pratiquer.

Par faiblesse

        Nous pouvons dire que quelqu’un péche par faiblesse, lorsqu’il sait qu’il commet un péché, mais qu’il ne peut s’empêcher de le commettre. L’exemple le plus typique, est le péché lié à une addiction. Un chrétien peut répéter de nombreuses fois un même péché. Toutefois, il sera toujours mal à l’aise après un tel péché. Il ne l’acceptera pas et éprouvera du remord et du dégout. Il regrettera son péché.

Volontaire

       Le péché volontaire est bien différent. Nous péchons volontairement dans le sens, où nous commettons un péché dans le but d’offenser l’Esprit Saint. C’est donc un acte de rébellion volontaire contre Dieu. Un tel cas est bien évidemment, et heureusement, fort rare, néanmoins si les Ecritures prennent la peine de le mentionner à plusieurs reprises, c’est qu’il existe bel et bien.

       C’est ce péché qui est un blasphème contre l’Esprit-Saint. Les chefs religieux avaient vu l’Esprit Saint se manifester au travers de Jésus. Mais, eux qui avaient le discernement nécessaire, plutôt que de le reconnaître, ont préféré accusé Jésus de sorcellerie.

         Le meilleur exemple de ce péché est celui des anges rebelles. Eux qui étaient auprès de Dieu, et qui se sont consciemment révoltés contre Lui.

Existe-t-il d’autres exemples bibliques ?

 Ananias et Saphira

Un cas plus compliqué est celui d’Ananias et Saphira. Ont-ils blasphémé contre le Saint-Esprit ? Sans l’affirmer avec certitude, on peut constater que tous les éléments du péché impardonnable se retrouvent dans leur cas :

 a)     Il s’agissait de chrétiens

b)    Ils ont péché contre l’Esprit

c)     Ils n’ont pas pu se repentir

Conclusion

            En conclusion, nous pouvons dire que le péché impardonnable ne se définit pas par un acte précis, mais par une intention. Le péché impardonnable est le péché qui est commis dans l’intention volontaire d’offenser le Saint-Esprit. Seule une personne pleinement consciente de son acte peut commettre ce péché. Sous l’Ancienne Alliance, il s’agissait des dirigeants religieux du peuple d’Israël, sous la Nouvelle Alliance, il s’agit des chrétiens.

Pour formuler les choses autrement, le péché impardonnable est la rébellion d’un chrétien authentique contre Dieu. Un non-chrétien ne peut donc par définition jamais commettre le péché impardonnable.

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23 réflexions sur “Le péché impardonnable

  1. Bonjour!

    C’est bien expliqué. Combien il est facile de terroriser les frères et sœurs avec l’idée du péché impardonnable parmi les confessions actuelles. Je trouve que la meilleure illustration de cette notion du péché impardonnable est les 40 ans dans le désert. Isaïe et Étienne ont reproché aux enfants d’Israël que leur état d’esprit rebelle le Souffle (ou Esprit) divin leur ont valu le rejet de Dieu. Plusieurs fois, ils voulaient retourner en arrière. C’est ça le péché contre l’Esprit: essayer d’aller contre le vent. C’est pour ça qu’il faut être attentif: il ne faut pas laissé notre coeur purifié par la Parole revenir à son état initial voire pire.

    Que le Seigneur te bénisse!

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  2. Bonjour David,

    Les thermes péché-pécher-pécheur sont une invention latine pour traduire plusieurs mots hébreux : het (manquer la cible) et râ. Râ selon les hébreux ‘de nos jours’ est utilisé pour les péchés ‘du peuple entier d’Israel’ lorsqu’il se tourne vers d’autres dieux que DIEU.

    Je viens de poser la question à plusieurs érudits pour savoir comment ils sont traduits dans La Septante. Mais il semblerait que le premier péché soit de ‘ne plus croire en Dieu’.

    En hébreux 10, le péché est de ne plus croire à la suffisance du sacrifice de Jésus et de ‘le compléter’ par des sacrifices d’animaux ou encore de retourner aux sacrifices d’animaux, après avoir cru en Jésus. Celui qui ne croit pas au pardon de Jésus, n’est pas sauvé d’un pardon auquel il ne croit pas. En hébreux 10, les hébreux devenus chrétiens ne peuvent pas se détourner de ‘l’oeuvre de Christ à la Croix’ à laquelle ils ont cru pour retourner aux sacrifices d’animaux. C’est la même chose que ‘se détourner du Dieu vivant’ dans l’ancienne alliance.

    Quand aux péchés volontaires, etc, c’est ‘du français’ (ou encore du latin) mais est-ce bien ce que les langues d’origines disent ?

    La Chouraqui par exemple, n’utilise pas une seule fois le mot péché-pécher-pécheur … bien que cette Bible ne soit pas beaucoup recommandée par plusieurs, elle semble être moins (‘restée’) sous l’influence latine que plusieurs autres.

    Soit béni
    Sandra

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  3. Bonjour,
    David Vincent, tu as soulevé un sujet qui continue à faire de la controverse au sein des églises. Mais finalement, il est bon d’en parler à la lumière de la BIBLE. Le péché impardonnable est bien réel, et cela concerne la Personne du Saint-Esprit. Attribué à Satan des oeuvres qui viennent de Dieu est un péché impardonnable, ! Fermer son coeur délibérement à l’action divine du Saint-Esprit, outrager , mentir, contre l’Esprit Saint demeure un péché éternel donc impardonnable. Oui, cela concerne uniquement le chrétien, car les païens n’ont pas la connaissance de la grâce du Christ.

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  4. Sensible sujet, pouvant nous faire osciller entre la crainte et la réassurance.
    Une réflexion empruntée au « livre du lévitique » de c.h.mackintosh:… »mais que le lecteur se souvienne, pour la joie et la consolation de son âme, que ce n’est pas la profondeur de ses expériences, la stabilité de sa foi, ou la force de sa compréhension, qui purifient; mais uniquement la valeur du sang de Jésus. »
    « C’est la triste condition morale de millier de gens. Au lieu de se reposer sur l’inébranlable autorité des Ecritures, ils regardent toujours à leur propre cœurs, ce qui fait qu’il sont toujours incertains, et par conséquent, toujours malheureux. Un état de doute est un état de torture. Mais comment pus-je sortir de mes doutes? Tout simplement en croyant à la divine autorité des Ecritures. Elles déclarent que Christ est mort por nos péchés, et qu’Il a été ressuscité por notre justification » (Rom. 4;25)

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  5. Ton utilisation, dans le cadre de cette étude, des deux passages de l’épître aux Hébreux ne me semble pas justifiée car tu ne tiens pas compte du contexte dans lequel s’inscrivent ces deux textes « difficiles » : il s’agit de chrétiens d’origine juive qui ont marché fidèlement quant à l’Évangile dans les premières années de leur vie chrétienne, mais qui, ensuite, se sont tournés à nouveau vers le judaïsme et ses rites et sacrifices pour « compléter » l’œuvre de Christ. C’est cela qui rend leur péché si grave puisqu’ils rejettent l’œuvre unique et toute-suffisante de Christ (ils le replacent donc sur la croix comme s’Il n’était pas ressuscité pour notre justification et ils tiennent pour commun – littéralement en grec – le sang du Christ comme s’il ne valait pas mieux que du sang animal).
    Fraternellement,
    JLD.

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    • Si dans son ensemble la Bible a été simplifiée en français pour être compréhensible de tous, l’épitre aux Hébreux semble avoir ‘échappé’ à cette ‘modernisation’ du vocabulaire ……….

      Ne devrions-nous pas tous pouvoir lire la Bible, sans avoir besoin de plusieurs versions, d’ouvrir une strong etc ?

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      • Bonsoir Sandra,

        C’est une bonne remarque.

        Je pense que le message de l’Evangile est accessible à tous. Irénée nous parle même des Barbares qui connaissaient ce message sans avoir lu la Bible.
        En revanche, il n’a jamais été promis que les Ecritures seraient faciles d’accès.
        Au contraire, les Pères de l’Eglise, dont le grec était la langue maternelle, parlaient toujours « d’obscurité de l’Ecriture ».

        Une étude des textes dans leur langue d’origine ne peut que renforcer cette conviction. Les traductions occidentales font des choix, qui souvent remontent à la Vulgate de Jérôme, qui « gomment » beaucoup les difficultés du texte original. Cela facilite la lecture, mais appauvrit grandement le texte.

        Actuellement, je travaille par exemple sur les premiers versets de la Genèse (chapitre 1 v. 1-3). En les lisant en français, il n’y a pas grand chose à dire, mais dès lors que tu remontes au texte hébreu, les choses sont beaucoup plus compliquées et on se rend compte que la traduction habituelle est tout sauf une évidence.

        A ce propos, j’ai pensé à toi cet après midi. Lors de mon cours d’histoire et de sociologie des protestantismes, mon professeur nous a parlé d’un historien qui avait étudié les différentes traductions anglaises de la Bible et qui avait notamment démontré l’influence confessionnelle sur le choix des termes. Il avait notamment pris l’exemple d' »ecclesia » et « presbyteros ». Si tu lis l’anglais et que le sujet t’intéresse, je peux te passer la référence.

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        • Bonjour David,

          Oui, je lis à peu près l’anglais ! 🙂 Merci ! 🙂
          Pour la Septante, je regarde parfois dans sur Internet dans la Septante que j’ai trouvé avec français. Les deux textes sont cote à cote, avec ‘zéro possibilité’ de faire des recherches, ou de lire des notes.

          Tu connais donc le grec ?

          Jésus dira que l’évangile est compréhensible des enfants (des non-instruits). Et il me semble que la volonté des apotres a été de rendre ‘le message de l’évangile’ dans les langues pratiquées.
          Pour la compréhension des écritures, Irénée et ses coauteurs se présentent comme ne sachant pas très bien parler, habitués plus à l’argo qu’aux ‘grandes phrases.

          Par écritures, tu parles uniquement de l’AT ? Mais en même temps, il semble que ‘le peuple hébreux’ en connaissait une bonne partie par coeur … c’est à dire, les passages que contenaient l’Arche, je suppose ?

          Est-ce à partir de Constantin et Théodose que ‘les pères’ trouveront les écritures obscures ? Déjà avant ?

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          • Connaitre le grec est peut-être un bien grand mot … disons que je l’apprends 🙂

            Non, j’entends l’ensemble de l’Ecriture. Pour l’obscurité de l’Ecriture, je pensais surtout à un texte d’Origène. Mais en réalité, c’est un concept qui vient du judaïsme.

            Pour ce qui est du peuple hébreu, il connaissait surtout la Tradition, qui mélangeait l’Ecriture et la Tradition orale.

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  6. Bonjour à tous !
    Le texte dit : «Jésus parla ainsi parce qu’ils disaient : Il est possédé d’un esprit impur.»

    Les hommes en disant « il est possédé d’un esprit impur » disaient par là que Jésus faisait les miracles par la puissance de cet esprit impur, donc par la puissance de Satan.
    En parlant ainsi ils offensaient directement et ouvertement le Saint Esprit de Dieu car aucun démon ne peut faire ce type de miracle, savoir chasser un autre démon.

    Donc le blasphème contre l’Esprit, ce sont des propos, des paroles que l’on porte contre le Saint-Esprit qui anime celui qui fait les miracles par son autorité et sa puissance en faisant dire que la puissance qui fait les miracle est celle du diable.
    C’est appeler l’Esprit de Dieu, Satan alors que la démonstration faite manifeste que le miracle ne peut être accomplit que par Dieu lui même.
    Cela le Saint-Esprit ne le tolère aucunement, c’est un péché irrémissible.
    Nous savons que Satan peut accomplir des choses mais il ne se chassera JAMAIS, c’est impossible car Satan ne chasse pas Satan !

    Dans le contexte propre à l’enseignement de Jésus, c’est confesser ouvertement et publiquement que le miracle qui est accompli est accompli non pas par l’Esprit de Dieu ou le doigt de Dieu ou le Saint-Esprit mais par Satan, alors que le Saint-Esprit lui même est là et atteste de sa présence dans les cœurs.
    En gros c’est quand un miracle est accompli au Nom de Jésus et dire après que ce miracle est fait par Satan.
    C’est cela le blasphème contre le Saint-Esprit. j’insiste…

    Quand Jésus vint, il fit des miracles et chassa des démons.
    Si Jésus chasse les démons c’est que Celui qui chasse les démons est plus fort que les démons.
    Cependant Satan ne chasse pas Satan donc Celui qui chasse Satan ne peut être Satan.
    C’est ce que Jésus disait et il a parlé aussi en parabole de l’homme fort et de Celui qui vient lier cet homme fort.
    L’homme fort c’est le démon et Celui qui vient maitriser le démon, c’est l’Esprit de Dieu qui lui livre un «combat spirituel», le met en déroute, pille c’est à dire récupère ce qu’il(le démon) avait volé par la possession et remets à celui qui a obtenu la délivrance la totalité de sa liberté et de ses capacités.
    Un règle : Aucun démon ne chasse un autre démon !
    Et Jésus le dit très bien par ces mots : «26 Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ?»

    Par conséquent UN SEUL peut chasser Satan c’est Celui qui a le pouvoir sur Satan et Celui là c’est l’Esprit de Dieu, le Saint Esprit !
    C’est par le Saint Esprit que Jésus chasse les démons.

    Un possédé quel qu’il soit s’il est délivré par le nom de Jésus de ses démons ne peut être délivré que par la puissance du Saint Esprit.

    Aucun esprit ne peut chasser les démons sinon l’Esprit de Dieu et cela demeure une règle spirituelle immuable.

    Ainsi quelque soit le disciple du Seigneur Jésus-Christ investit de cette autorité et qui annonçant la parole de l’Évangile et chasserait les démons au nom de Jésus, ces démons sont chassés par l’Esprit de Dieu.
    Si un païen ayant écouté le message de ce disciple et voyant le miracle s’écrit que ce disciple chasse les démons par Satan, ce païen commet un blasphème contre le Saint-Esprit.

    Il faut comprendre que l’autorité spirituelle de l’Évangile est souveraine envers tous ceux qui écoutent et voient car Dieu place la conviction de l’Esprit Saint sur les cœurs afin que chacun croient. (Voir le livre de Actes de Apôtres avec les prédications des apôtres Pierre etc.)

    Donc tout homme quel qu’il soit peut blasphémer contre l’Esprit Saint particulièrement quand ce même Esprit repose sur tous ceux qui écoutent et voient.
    A qui peut-on attribuer ces miracles :
    Les aveugles voient, les morts ressuscitent, les sourds entendent, les démons sont chassés…Quel esprit peut faire de tels miracles sinon UN SEUL : L’Esprit de Dieu, le SAINT ESPRIT !
    Aucun autre esprit n’a cette AUTORITÉ spirituelle.

    ***

    Concernant Ananias et Saphira, ils ne commettent pas un blasphème contre l’Esprit.
    Ils n’ont pas dit que les miracles que les apôtres faisaient étaient sous l’autorité de Satan.
    Donc ils n’ont pas blasphémé(PARLÉ) contre l’Esprit.
    Ils ont mentis, dissimulés, cachés à l’Esprit et ont été frappé pour ce péché là.
    Ils sont mort physiquement mais cela ne veut pas dire qu’ils ont blasphémé contre l’Esprit et qu’ils ne trouveront aucun pardon à leur mensonge car tout péché peut être pardonné sauf le blasphème contre l’Esprit, chose qu’ils n’ont pas fait.
    Leur mort n’est pas un signe de blasphème contre l’Esprit car pour le repas du Seigneur pris sans discernement, beaucoup moururent ou meurent…Sont ils frappés à cause d’un blasphème de l’Esprit ? Non…donc…

    Pour les textes tirés de l’épitre aux hébreux, la pensée de l’auteur est toute autre mais je pense avoir déjà parlé de l’essentiel
    .
    Cordialement

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    • Oui.
      Le blasphème dans l’AT, c’est aussi attribuer des ‘qualités’, des ‘attributs’, la puissance de Dieu à un ‘autre dieu’, à satan, etc.

      Une recherche du mot blasphem dans une Bible online en anglais, donne un aperçu rapide de son utilisation dans l’AT.

      En fait, on se pose souvent la question : pourquoi contre le Saint-Esprit ? Et pourquoi pas contre le Père ? La foule venait de parler d’esprit. Mais le blasphème contre Dieu, reste le même. Et on retombe dans le blasphème contre Jésus en Hébreux 10 : ne plus croire que son sacrifice à la croix est suffisant …

      Louis Segond Bible (1910) Ezekiel 20:27
      Therefore, son of man, give the people of Israel this message from the Sovereign LORD: Your ancestors continued to blaspheme and betray me
      C’est pourquoi parle à la maison d’Israël, fils de l’homme, et dis-leur: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Vos pères m’ont encore outragé, en se montrant infidèles à mon égard.

      Louis Segond Bible (1910) Job 2:9
      Then his wife said unto him, Dost thou still retain thine integrity? Blaspheme God and die.
      Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!
      (L’intégrité est à nouveau n’avoir pour Dieu que DIEU. Dans le pentateuque, l’intégrité est presque constamment associée au fait de ne pas avoir d’autres dieux que DIEU)

      (Le catholicisme avait tellement minimisé le fait d’adorer d’autres dieux, en premier la reine du ciel, et dès lors il a inventé toutes sortes de ‘péchés’, capitaux, véniel, etc.et depuis, il semble que peu n’ont essayé de revenir suffisamment et ‘en profondeur’ aux bases’ car même le protestantisme est une religion d’état … et elle va se trouver confronter à la polygamie par exemple, et d’autres ‘nœuds’ … à force de vouloir faire des sociétés chrétiennes … composées de personne qui n’ont pas connu Dieu ….)

      Néhémie 9 :15-21
      Du ciel tu leur fournis le pain pour leur faim, du roc tu fis jaillir l’eau pour leur soif. Tu leur commandas d’aller prendre possession du pays que tu avais fait serment de leur donner. Mais nos pères s’enorgueillirent, ils raidirent la nuque, ils n’obéirent point à tes ordres. Ils refusèrent d’obéir, oublieux des merveilles que tu avais accomplies pour eux; ils raidirent la nuque, ils se mirent en tête de retourner en Egypte, à leur esclavage. Mais tu es le Dieu des pardons, plein de pitié et de tendresse, lent à la colère et riche en bonté tu ne les as pas abandonnés!Même quand ils se fabriquèrent un veau de métal fondu, déclarèrent : «C’est là ton Dieu qui t’a fait monter d’Egypte!» et commirent de grands blasphèmes, toi, dans ton immense tendresse, tu ne les as pas abandonnés au désert …..

      Néhémie nous parle de ce passage de l’Exode :

      Exode 32
      car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte, s’est corrompu. Ils se sont promptement écartés de la voie que je leur avais prescrite; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit: Israël! voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte.

      Peu importe que ce soit Dieu, Jésus, le Saint-Esprit, c’est surtout le fait de ne pas croire à leur toute puissance, toute suffisance, et attribuer à d’autres dieux-esprits-démons, le pouvoir de Dieu.

      Je ne retrouve pas la version de la Bible (catholique) qui parle de démons pour parler d’idoles … de statues représentant les dieux grecs dans les Actes …

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  7. (suite)
    L’apôtre Jean, dans ses écrits. parle de deux commandements à suivre depuis la nouvelle alliance, depuis la mort à la croix et la résurrection de Jésus :

    – reconnaitre que Jésus est le Christ (ne pas le reconnaitre pour Christ et tout ce qui en découle est impardonnable)
    – aimer comme Jésus nous a aimé (lorsqu’on aime, on ne vole pas celui qu’on aime, on ne tue pas celui qu’on aime, on ne trompe pas celui qu’on aime, etc … Christ est mort à la Croix pour ces péchés là. Ils ne mènent pas à la mort)

    Si nous faisons du mal à notre prochain, Dieu nous pardonne.
    Si nous ne croyons pas que Dieu est DIEU, Dieu ne nous pardonne pas.

    Dieu nous offre son pardon par amour, car nous croyons à son pardon. Si nous ne croyons pas que Dieu nous pardonne, il ne nous pardonne pas ‘de force’.

    Si nous ne croyons pas que Dieu nous pardonne, si nous ne croyons pas que Jésus est mort à la Croix pour nos péchés, nous blasphémons.

    Pire, si nous croyons que Dieu est bon, qu’il nous aime et qu’il nous pardonne, puis nous faisons ce que nous voulons, nous utilisons son nom en vain, nous utilisons son autorité pour ‘les choses qui nous plaisent’…nous blasphémons son nom (son autorité, sa puissance) …

    Je pense aussi de plus, en plus que les hébreux ont déformé le fait d’utiliser le nom de Dieu en vain … car le nom, c’est l’autorité, le pouvoir, la puissance, ce n’est pas de prononcer un nom ‘avec respect’ … on le retrouve dans certaine assemblée qui pale sans cesse du nom de Jésus ……….. pour utiliser la puissance du nom de Jésus, sans rechercher Dieu …………………..

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  8. Bonjour Jean-Louis,

    Merci pour ton commentaire.
    Si j’ai bien compris ton idée, tu penses que la gravité de la faute n’est pas liée au péché en lui-même mais au moyen de justification. Il est vrai que Paul a été confronté à ce problème lors de son ministère et plusieurs épitres gardent des traces de cette controverse. Néanmoins, il me semble ici qu’aucun élément de ces passages ne permet de soutenir cette hypothèse. En effet, l’auteur de l’Epitre aux hébreux insiste bien sur le péché en lui-même et n’évoque pas un problème de justification.

    Toutefois, même en admettant ton interprétation, je ne pense pas que cela rentre en contradiction avec mes propos.

    Si ce passage fait bien allusion à ce que tu dis, alors les personnes en question ont apostasié, ce qui est ,par définition, un exemple typique du péché contre le Saint-Esprit, puisqu’après avoir été éclairées, elles se sont détournées de la Vérité.

    La question qui peut être soulevée est : un vrai chrétien peut-il renier/ abandonner sa foi ?
    Or peu importe l’interprétation qu’on donne à ces versets, il est évident que ces deux passages permettent de répondre oui, sans équivoque, car en dépit de leurs origines hébraïques, ces personnes n’en n’étaient pas moins d’authentiques croyants comme tu le soulignes.

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  9. Ton explication ne rentre-t-elle pas en contradiction avec le principe selon lequel les « brebis » du seigneur ne périssent pas et personne ne peut les ravir de sa main ? (Jean 10.27-28).
    Pour ma part j’ai du mal à imaginer un pêché qui puisse atteindre un « chrétien authentique » et le faire périr éternellement, puisque pour moi les « chrétiens authentiques » sont justement ceux qui suivent Dieu. Dans ce cas là est-ce que nous ne pourrions pas penser au contraire que ce pêché est justement celui qui touche tous les non-chrétiens ?
    Quand je pense à un pêché qui ne puisse être pardonné, je trouve le pêché d’incrédulité. Le pêché d’incrédulité voilà ce qui me semble être « blasphémer contre l’Esprit ».

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  10. Le péché impardonnable

    Qu’est-ce qui constitue le péché contre le Saint-Esprit? — C’est le fait d’attribuer volontairement à Satan l’œuvre du Saint-Esprit. Supposons, par exemple, que quelqu’un soit témoin de l’œuvre spéciale de l’Esprit de Dieu. Il a la preuve évidente que cette œuvre est en accord avec les Ecritures, et le Saint-Esprit témoigne qu’elle est bien de Dieu. Mais voici que, plus tard, il succombe à la tentation et à l’orgueil; la propre justice, ou quelque autre tendance mauvaise s’empare de lui. Puis, rejetant toute l’évidence du caractère divin de cette œuvre, il déclare que ce qu’il avait jusqu’ici reconnu comme venant de la puissance du Saint-Esprit, et lorsque des hommes le rejettent volontairement, déclarant que ce qui vient de lui est l’œuvre de Satan, ils détruisent le canal par lequel Dieu peut communiquer avec eux. En niant l’évidence qu’il a plu à Dieu de leur donner, ils ferment leur cœur à la lumière, et le résultat c’est qu’ils sont abandonnés aux ténèbres. Ainsi se vérifient les paroles du Christ: “Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!” Matthieu 6:23. Durant un certain temps, ceux qui ont commis ce péché, peuvent sembler être des enfants de Dieu, mais lorsque les circonstances interviennent dans le développement de leur caractère et révèlent de quel esprit ils sont animés, on s’aperçoit qu’ils sont sur le terrain de l’adversaire et sous sa noire bannière

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  11. Bonjour Joceline,
    je partage entièrement ton point de vue. Le péché contre le Saint-Esprit demeure un péché impardonnable comme le Seigneur Jésus nous l’enseigne.
    Attribuer volontairement un miracle de Dieu à celui de Satan est un blasphème impardonnable. C’est fermer volontairement son coeur à l’oeuvre de Dieu, et de ce fait il n’y a plus de repentance. Il s’agit bien aux religieux que le Seigneur Jésus s’adresse , par conséquent quelqu’un tout en se disant croyant, attribue la puissance divine du Saint-Esprit à une action venant du Diable, est un péché impardonnable.

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    • Bonjour Jean Yannis,

      aussi j’ai médité sur ceci après avoir lue les autres commentaires:

      basé Matthieu 12:22-50; Marc 3:20-35:

      Cet avertissement du Christ au sujet du péché contre le Saint-Esprit fut accompagné d’une mise en garde contre les paroles vaines et inutiles. Les paroles traduisent les sentiments du cœur. “De l’abondance du cœur la bouche parle.” Non seulement les paroles révèlent le caractère; elles réagissent sur le caractère. Les hommes subissent l’influence de leurs propres paroles. Il leur arrive souvent, momentanément influencés par Satan, d’exprimer des sentiments d’envie et de médisance, sans même y croire; mais ces expressions exercent une action sur leurs pensées. Trompés par leurs propres paroles, ils en viennent à croire ce qu’ils ont dit à l’instigation de Satan. Puis, après avoir exprimé une opinion ou une décision, ils sont trop fiers pour se rétracter et font tant et si bien pour prouver qu’ils ont raison qu’ils finissent par le croire. Il y a danger à exprimer un doute, à mettre en question ou à juger défavorablement la lumière divine. Des habitudes de médisance négligente et irrespectueuse réagissent sur le caractère et favorisent l’irrévérence et l’incrédulité. En cultivant ces habitudes, sans se rendre compte du danger, plus d’un homme a fini par critiquer et rejeter l’œuvre du Saint-Esprit. Jésus a dit: “Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.”
      Ensuite il adressa un avertissement à ceux qui, influencés par ses paroles, l’avaient écouté avec plaisir, mais avaient négligé de s’abandonner entièrement au Saint-Esprit pour lui permettre d’habiter en eux. Une âme peut être détruite non seulement par la résistance, mais aussi par la négligence. “Lorsque l’esprit impur est sorti de l’homme, dit Jésus, il traverse des lieux arides, cherche du repos et n’en trouve pas. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et quand il arrive, il la trouve inoccupée, balayée et ornée. Il s’en va et prend avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui; ils entrent dans la maison, s’établissent là.”

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  12. Depuis que j’ai répondu sur ce fil, une question me travaille et c’est en relisant les réponses qu’elle me revient encore.
    En fait cela concerne les propos qui ont été portés ou sont portés par beaucoup de personne concernant le don des langues.
    Certaines personnes disent que le parler en langue est satanique alors que Paul de façon très claire dit que c’est un don de l’Esprit mais que personne ne comprends ce qui se dit.
    Cela peut être une langue humaine quelconque pas forcément connu ou encore la langue des anges.
    Cependant Paul spécifie bien que personne ne comprends celui qui parle en langue et celui qui parle en langue ne se comprends pas lui même.

    Je n’ouvre pas de débat sur ce don, cependant le don des langue étant un don de l’Esprit ceux qui disent que cela est Satanique, ne blasphèment ils point contre l’Esprit ?

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  13. Pingback: Absence prolongée (bis) | Philochristos

  14. Bonjour! je ne suis pas une érudite juste une chrétienne qui s’interroge sur une voie évangélique qui lui parle au coeur, comme au sujet de la grâce Jeanne le dit si bien: » si je n’y suis D… m’y mette si j’y suis D… m’y tienne ». Savons-nous ce que nous faisons quand on rate une cible? et comme le bon larron savoir que ce qui nous arrive est justice: Jésus l’Innocence en personne a pris sur Lui ce que nous avons fait (d’impardonnable). « Père pardonne leur… »

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  15. Un détail qui m’a fait sourire, c’est le fait que vous dites qu’il y a un passage qui se passe sous l’ancienne alliance. C’est effectivement le cas. Mais parce que ce passage se trouve dans le N-T, les gens croient que ce passage est dans la nouvelle alliance. Cet anachronisme involontaire influence la lecture et l’enseignement de plusieurs.

    Enfin bref, je n’ai pas les passages devant moi actuellement et j’aime bien me replacer en contexte, afin de donner un angle le plus précis possible, mais je crois personnellement que le passage d’Hé.10 s’adresse à des croyants hébreux et que le péché volontaire ne signifie pas qu’il ne puisse être pardonné, c’est qu’en nouveauté de vie, lorsque le croyant pèche volontairement, c’est comme s’il retournait à sa condition précédente avant d’avoir reçu l’Esprit de Dieu. Or, dans un tel cas, il ne peut y avoir un deuxième sacrifice qui puisse ramener ce croyant. Paul avait déjà « livré à Satan » deux compagnons d’oeuvres, afin qu’ils apprennent à ne plus blasphémer. Je crois que c’est exactement ce dont il s’agit. Ces croyants ne peuvent crucifier une deuxième fois le Christ pour les amener à la repentance, car leur péché a été pardonné. Et j’insiste sur la singularité du mot « péché », car il s’agit bien de la condition de pécheresse qui a été pardonnée lorsque nous Christ nous rencontre. Et s’ils doivent apprendre à ne plus blasphémer, c’est qu’ils sont retournés COMME à leur condition précédent leur nouveauté de vie. Or, s’ils doivent apprendre, c’est qu’en réalité, ils ont la possibilité de revenir è l’objet de leur premier amour, celui du seul sacrifice offert pour tous les péchés. Autrement dit, ces chrétiens péchant volontairement, doivent revenir vers Christ et confesser leur faute. Il ne s’agit pas de demander pardon, car aucun autre pardon ne peut être offert. Dans 1Jn.1.7-9 (de mémoire), on constate que celui qui est né de nouveau n’a plus à demander pardon à Dieu pour ses péchés, mais qu’il a à les confesser, ce qui en résulte à ce que Dieu pardonne ces péchés. Demander pardon une deuxième fois revient à faire Dieu menteur, comme si son pardon n’était pas suffisamment efficace pour avoir tout lavé et tout effacé. Comme il n’y a qu’un seul sacrifice, il n’y a donc qu’un seul pardon. Et comme ces croyants sont déjà sauvés mais qu’ils se sont éloignés en péchant volontairement et qu’ils se sont placés dans une position pratiquement identique à celle de leur condition précédent leur nouvelle naissance, ils ne peuvent demander pardon, mais doivent confesser. Autre point: le contexte de cette lettre. Elle fut rédigée par un auteur dont nous ne sommes pas encore certain de l’identité, mais dont le message concerne les croyants qui seraient tentés de retourner au judaïsme, afin de fuir les persécutions. Nous sommes probablement autour des années 59-67, environ, sous l’empereur Néron. La lettre fut-elle rédigée avant ou après l’incendie de Rome? Je n’ai pas suffisamment passé de temps dans l’étude de l’épître, chose que je suis sur le point de faire pour mon projet d’enseignement web. Mais cet événement pourrait aussi avoir influencé: 1- des chrétiens hébreux à renier leur foi; 2- la rédaction de cette lettre. Je propose cela parce que Néron fut un des plus grands opposants à cette « secte ». Enfin bref, j’écris ce post en ne consultant aucun de mes documents que j’avais rédigé concernant le passage d’Hé.10, mais cela explique aussi pourquoi l’auteur affirme plus loin, au verset 25-28, pourquoi il est dangereux de se placer en-dehors de l’Église. Plusieurs enseignants croient, à tort, qu’il s’agit de l’assemblée locale. Or, cette notion d’église locale n’existait pas. Il s’agissait de l’Église répartit dans les différentes cités de l’Empire de Rome. L’auteur encourage donc à la persévérance dans les terribles épreuves et il fait ensuite l’apologie de la foi et de l’éloge des conducteurs d’autrefois, au chapitre suivant, afin d’offrir des exemples comme moyen de les convaincre. C’est une lettre fascinante que celle de l’épître aux hébreux et très riche en enseignement!

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  16. Le theme du « peche impardonnable » meriterait aussi, je crois, un traitement historique ; il est assez terrifiant de voir ce que les Peres ont pu considerer comme impardonnable (adultere, blaspheme,….)

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    • Exact. C’est d’ailleurs pour cela qu’à la fin de l’Antiquité tardive s’est développé le « téléobaptisme » , dont l’exemple le plus connu est Constantin.
      Cela vient de l’idée que le baptême effaçait les péchés mais qu’après le baptême certains péchés, notamment le meurtre, ne pouvaient plus être pardonnés.

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