Le sacrifice de Jésus

Article disponible sur le nouveau blog

Publicités

5 réflexions sur “Le sacrifice de Jésus

  1. Pingback: Sommaire : Histoire du salut | Philochristos

  2. Bonjour David et merci pour cette réflexion.

    En fait la mort de Jésus sur la croix me tarabuste sans que je n’arrive à trouver une réponse qui me satisfasse pleinement à cause du fait qu’on veut y voir un sacrifice expiatoire.
    Bien souvent je reste là et me pose la question à savoir si on ne nous vends pas du faux pour du vrai et de la mystification pour de la vérité.

    Pourquoi je dis cela ?
    Je ne voudrais pas parler non plus en profane ou en blasphémateur vis à vis de la croix ou encore du salut.
    Que l’on soit clair là dessus :
    Je crois au Fils de Dieu savoir Jésus-Christ et en la Vie Éternelle mais il y a un pont crucial que je n’arrive pas à lever faute d’éléments ou de révélations du NT.

    Ce qui me perturbe c’est le fait de donner à la croix la valeur de « sacrifice d’expiation » quand Dieu lui même n’a pas agrée le sacrifice sanglant ou qu’il fut inutile.
    Quand je lis l’AT là dessus, les textes disent que le sang fait l’expiation des péchés. Or quand je lis Hébreux le texte dit que le sang ne peut ôter les péchés et par conséquent ne pouvait faire aucunement l’expiation et accorder le pardon des péchés sous l’AT.
    Qui a tort et qui a raison déjà sur ce point ?

    Si le sang des animaux ne pouvait ôter les péchés pourquoi l’AT dit que leurs péchés étaient pardonnés ?
    Sinon comment ces péchés étaient ils pardonnés si cela n’était par le sang ?

    Ensuite lors de l’épisode de l’infirme Jésus dit à cet homme : tes péchés sont pardonnés, prends ton lit et marche…
    Or Jésus dit cela à l’homme AVANT sa propre mort sur la croix !

    Si c’est le sang de la croix qui accorde le pardon, par quoi cet homme est il pardonné vue que la croix n’était pas encore ?
    Jésus avait il anticipé la croix ?
    Non car c’est par la Foi que cet homme est pardonné et cela SANS la croix !
    Or cet homme est pardonné le jour même à l’instant même et SANS la croix.

    Donc pourquoi parle t-on encore d’un sang de la croix par lequel on est pardonné si Jésus pardonne sans le sang ?
    Il y a un problème et je n’arrive pas à le résoudre, je n’arrive pas à trouver de solution, cela m’agace au plus haut point ! Je piétine lamentablement……..

    Ensuite, le récit de Jean parle de la mort de Jésus et le texte dit que Jésus rendit l’esprit.
    Donc à ce moment précis Jésus est mort.

    Ensuite, l’écriture dit qu’un soldat arrive et lui perce le côté et là le sang coule.
    Mais le sang coule ici quand Jésus est déjà mort.

    Or selon la Loi le sacrifice d’expiation c’est d’amener l’animal VIVANT et faire couler son sang et par la vie qui est dans le sang l’animal meurt et là il y a expiation.

    Cependant pour Jésus, ce n’est pas le fait qu’on le perce qui le fait mourir car il était déjà mort AVANT que son sang ne coule.
    Si Dieu voulait que Christ soit une expiation sa mort aurait du être causé par le coup de lance qui fait couler le sang et le sang coulant Jésus meurt parce qu’il se vide de son sang : Là ce serait pour moi le symbole même de l’expiation.
    Mais le texte montre que son sang coule, il est percé certes mais il est déjà mort avant cela.

    Certain vont dire que je chipote car Jésus avant qu’on lui perce le côté a répandu déjà pas mal de sang, on le fouette, on lui met une couronne, on le perce donc il a perdu son sang c’est ce qui le fait mourir.
    Visiblement les autres suppliciés avec lui ont aussi subit ces choses mais ils sont encore vivant car on leur brise les os pour accélérer leur mort.
    On a tablé que Jésus était de consistance plus faible ou que le poids des péchés du monde l’avait déjà fort laminé…bref des réponses plutôt bon marché pour moi…
    Alors pourquoi après sa mort faire cette précision qu’un soldat le perce pour que coule le sang ?
    A quoi sert cette phrase ? Pour nous montrer qu’il y a eu expiation ?
    Mais là cela ne colle plus car Jésus est déjà mort avant cet acte.
    Qu’un soldat le perce cela valide la prophétie « qu’ils tourneront les regards vers celui qu’il ont percé », mais ne valide pas l’expiation.
    Il semble que l’épitre de Jean a fait l’objet d’un additif quand il parle du sang. J’ai lu cela en quelque part mais impossible de retrouver la source. Si quelqu’un peut me confirmer ce point…

    Donc loin de corroborer une expiation ce verset semble l’infirmer.
    Pourquoi écrire ces choses ainsi ?
    Pour nous tromper ou pour nous interpeller ? Y a t il eu une manipulation en quelque part ? Les textes sont ils fiables sur ce point ?

    Je m’interroge donc…me faut des avis, des idées, des réflexions d’hommes faits…

    Y a t-il quelque chose que je n’ai pas compris ou y a t-il un leurre en quelque part ?

    J'aime

    • Merci pour tes remarques Shor.
      Je proposerai aussi une série de réflexion sur la mort de Jésus à partir de début mai.
      Ta participation sera la bienvenue.

      Concernant l’additif de Jean, je pense que tu fais allusion au « comma johannique » qui concerne en réalité la question de la Trinité.

      Jean 5, 5 Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?
      1 Jean 5, 6 C’est lui qui est venu par eau et par sang: Jésus Christ, non avec l’eau seulement mais avec l’eau et avec le sang. Et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la Vérité.
      1 Jean 5, 7 Il y en a ainsi trois à témoigner [dans le ciel: le Père, le Verbe, et le Saint Esprit: Et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre] :
      1 Jean 5, 8 l’Esprit, l’eau, le sang, et ces trois tendent au même but.
      1 Jean 5, 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand. Car c’est le témoignage de Dieu, le témoignage que Dieu a rendu à son Fils.

      La phrase en gras est un ajout qui n’est pas authentique.

      J'aime

      • En effet, cela concerne la doctrine trinitaire (que je ne soutiens pas !)
        Merci pour ton précieux secours. Je reste encore en prière sur les questions que j’ai posé en relisant les textes et la Révélation portée.
        J’avoue que ce point est l’un des plus pénible à saisir que je n’ai rencontré depuis un moment.

        Ce que je saisi aujourd’hui c’est que Jésus meurt pour l’accomplissement de ce qui est écrit à son sujet.
        Sa mort est provoquée par la haine des hommes mais Jésus laisse faire VOLONTAIREMENT à cause de l’Amour.
        Il y a d’autres points mais je ne vais pas tous les énumérer.

        Je crois que la différence capitale entre le sacrifice et le don de soi est la Volonté dans l’Amour.

        Le sacrifice (mosaïque) est forcé et obligé et ne peut produire de salut car la vie est volée et non pas donnée en rançon.
        Le don est VOLONTAIRE et c’est en raison de cette VOLONTÉ que la mort subie devient rançon et que le pardon des péchés peut être accordé en toute profondeur spirituelle.
        Il n’y a pas à proprement parlé pour Christ selon ce que j’entrevois un  » sacrifice  » dans le sens Mosaïque du terme mais plutôt un DON DE SOI car personne ne prends la vie de Christ, mais il la donne VOLONTAIREMENT.

        Par contre je n’arrive toujours pas aujourd’hui à lever complètement le voile sur le pardon accordé au paralytique par exemple qui se manifeste je le rappelle SANS la croix.
        Si le pardon est accordé à cet homme SANS la Croix pourquoi lie t-on obligatoirement le pardon au sang versé aujourd’hui ?

        Sans la CROIX le paralytique est pardonné, la femme adultère aussi et Marie de Magdala aussi etc…
        Cela est il lié au fait de la présence physique et réelle de Christ sur terre et que suite à son départ, il était nécessaire de garder un Témoin spirituel de son pardon donné à tous, c’est à dire le SANG versé volontairement d’où la dimension de  » la coupe que nous bénissons  » et la nécessité absolue de la croix … etc…
        Je n’ai pas encore vraiment trouvé l’intelligence ou éclairci ce point là mais je pense que la réponse est dans ce chemin là !
        C’est en t’écrivant que la pensée a jailli, je vais méditer profondément cet aspect là, j’espère que l’issue m’ouvrira les yeux.

        En tout cas en lisant tes écrits tu m’as bien aidé !

        MERCI ! ❤ ❤ ❤

        J'aime

  3. Bonjour,
    Le sang n’a pas pour « fonction » de pardonner les péchés, il est comme la cire qui sert à cacheter un document, il scelle une alliance.

    Moïse a aspergé de sang le peuple (exode 24:8) en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a traitée avec vous selon toutes ces paroles.

    Jésus a donné à boire la coupe de vin en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

    La croix, a une valeur symbolique.
    Jésus en étant crucifié a prit sur lui nos péchés, sur la croix il est devenu péché, or le péché est pratiqué par le vieil homme, celui-ci est pécheur tandis que celui qui vit en Christ ne pèche point (1 jean 3:6).

    C’est catégorique, un chrétien authentique ne pèche point, il est évident que nous continuons tout de même à pécher (romains 7:18), mais si nous vivons avec le Christ alors nos péchés ne nous sont point imputés (romains 6:18).

    La crucifixion de Jésus est réelle (physique) mais son sens est spirituel, Jésus l’avait expliqué à Nicodème : naître de nouveau, naître d’Esprit.
    L’allégorie de la croix est celle-ci : le vieil homme doit mourir pour renaître d’Esprit.
    Dans Jean 3:16, Jésus nous dit qu’il suffit de croire en lui (se convertir) pour avoir la vie éternelle, c’est le 1er pas à faire. Ce verset résume toute la vie du chrétien, sachant que certains se convertiront mais n’iront pas plus loin (relire la parabole du semeur).

    Le pardon du péché ne sauve pas, ce qui sauve c’est de croire en Jésus (jean 3:16). Il faut affiner, car jean 3:16 est un résumé de la vie entière du chrétien, ce qui sauve c’est la foi qui est un don de Dieu (éphésiens 2:8), la foi c’est durant toute la vie du chrétien.

    Une personne ayant été guérie miraculeusement par la puissance de Jésus ne deviendra par forcément chrétienne, à l’image des 10 lépreux, seul un est revenu (luc 17:11-19).

    Ainsi le pardon du péché est un cadeau bonus offert grâce à la foi, de même pour une guérison miraculeuse.
    Le seigneur bénit soit parce qu’il en a envie (par compassion par exemple matthieu 14:14), ça lui fait plaisir, soit pour que celle-ci serve de témoignage (matthieu 8:1-4).

    En tout état de cause, laissons le Seigneur seul décider : toutefois, que ma volonté ne se fasse point, mais la tienne (luc 22:42).

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s